Pour la troisième fois depuis la pandémie de COVID, l’Opéra national de Paris s’invite à Papeete. L’événement se tiendra une nouvelle fois dans les Jardins de Paofai, à partir de 18 heures, les vendredi 16 et samedi 17 janvier prochains.
Lors de cette nouvelle édition gratuite et ouverte à tous, le public pourra découvrir deux œuvres majeures du répertoire international projetées sur grand écran : Turandot de Giacomo Puccini, vendredi soir, et le ballet Don Quichotte, dans la version chorégraphiée par Rudolf Noureev, samedi.
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Le choix de Turandot n’est pas anodin. L’œuvre, célèbre notamment pour l’air Nessun dorma, trouve un écho particulier en Polynésie, selon Peterson Cowan. « Turandot, c’est une femme. Nous sommes dans une culture matriarcale, c’est une femme à qui on demande de choisir un fiancé, un mari. Elle ne veut personne (…) Et toute la nuit, elle dit à tout son peuple, ce soir, personne ne dort (…) C’est un personnage chinois, et c’est chanté en italien », détaille-t-il.
Le ballet Don Quichotte se veut tout aussi fédérateur. « Le Don Quichotte fait partie des cinq ballets les plus représentés au monde, de ceux qui fédèrent beaucoup de gens », poursuit-il. L’œuvre de Cervantès, et de son protagoniste chasseur de moulins, a été revisitée pour y ajouter des personnages hauts en couleurs.
Avant la première projection, le public pourra également assister à un intermède musical proposé par l’atelier lyrique du conservatoire. « Vous aurez dans un premier temps l’atelier lyrique et ses solistes (…) et ensuite une manière assez ludique d’apprendre un résumé, en quelques minutes, de ce que va être l’opéra », invite Peterson Cowan. « La voix a toujours fait partie importante de la culture polynésienne (…) c’est une alternative au Ori’Tahiti, au Heiva… C’est une propositions culturelle différentes et les gens sont plutôt réceptifs », observe-t-il.

Un objectif pleinement assumé par la Ville de Papeete, comme l’explique Audrey Vairaaroa, directrice de l’éducation et de la culture. « L’objectif de la commune, c’est vraiment de pouvoir proposer à la population une diversité culturelle, de valoriser le patrimoine culturel international par ses projections, et de valoriser également les artistes locaux, car on en a. C’est démocratiser l’art lyrique et chorégraphique », affirme-t-elle.
Rappel pratique : pensez à apporter votre peue pour profiter confortablement du spectacle sous les étoiles.



