Âgés de 19 et 24 ans, les deux suspects, connus des services de police pour des faits de vols, ont reconnu avoir roué de coups la victime, prénommée Joëlla, dans le quartier de Saint-Quentin, une zone peu fréquentée composée notamment d’immeubles désaffectés.
Les deux hommes ont admis avoir porté une quinzaine de coups de pied à la tête de la victime, qu’ils auraient également déshabillée, avant d’être interrompus par l’arrivée d’un passant, selon les éléments communiqués par le parquet.
À l’arrivée des secours, la victime présentait un « enfoncement massif » du visage et n’a pu être réanimée, a précisé le procureur de la République de Nouméa, Yves Dupas.
Les mis en cause auraient agi en raison de prétendues propositions de « faveurs sexuelles » de la part de la victime, des affirmations qui n’ont pas été confirmées à ce stade de l’enquête, selon la même source.
La mort violente de Joëlla, qui s’était illustrée localement dans la pratique du volley-ball, un sport très populaire en Nouvelle-Calédonie, a suscité une vive émotion dans l’archipel.
Dans un communiqué, l’association La Tresse Nouvelle-Calédonie a dénoncé « une atteinte majeure à la vie humaine », estimant que ce meurtre s’inscrivait « dans un contexte plus large de violences systémiques envers les personnes transgenres » qui sont « largement sous-traitées ».


L’association Rainbowlution Nouvelle-Calédonie a pour sa part appelé à « renforcer la prévention, la sensibilisation et la protection des personnes LGBTQIA+ » et à lutter contre « les discours et les actes de haine ».



