Selon une estimation de l’institut Elabe-Berger Levrault pour BFMTV, RMC et Le Figaro, elle devrait s’élever à 57,0%, une prévision identique à celle d’Ipsos-BVA-Cesi écoles d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.
L’Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio anticipe 57% et Opinionway pour CNEWS, Europe 1 et le JDD 57,5%.
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La participation s’était élevée à 57,2% au premier tour selon le ministère de l’Intérieur. En 2014, elle était au second tour de 62,1%.
Selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi, la participation serait en hausse par rapport au premier tour dans quatre villes où le scrutin s’annonçait indécis : Nîmes (+8 points) avec une triangulaire gauche/droite/RN; Bastia (+5,6) avec une triangulaire pour le nationaliste Gilles Simeoni, Besançon (+4,5) avec un duel entre l’écologiste sortante et son opposant LR et Limoges (+3,2) avec la droite opposée à une alliance LFI/PS menée par LFI.
À 17H00, la participation s’établissait à 48,1% selon le ministère de l’Intérieur.
Elle était un peu plus élevée dans les Bouches-du-Rhône, où se joue notamment un second tour incertain à Marseille (50,9 contre 46,8 la semaine dernière à la même heure).
À l’inverse elle est plus faible à Paris par rapport au premier tour avec environ quatre points en moins.
Plus de 17 millions d’électeurs étaient appelés à voter dans environ 1.500 communes, sur quelque 35.000, les autres ayant élu leurs conseils municipaux dimanche dernier.
« Le mal est profond »
En comparant la participation dans ces seules communes, plusieurs instituts constatent un frémissement de participation entre le premier et le deuxième tour. « Il y a de l’enjeu et cela a probablement mobilisé les électeurs », souligne Christelle Craplet, directrice opinion chez Ipsos BVA.
Mais « ça ne vient pas bouleverser les enseignements de la semaine dernière, une progression structurelle de l’abstention », ajoute-t-elle.
Cette participation serait historiquement faible, étant laissée de côté 2020, année du Covid. « C’est vrai que le mal est profond. La semaine dernière, on a battu le record absolu d’abstention à une élection municipale, depuis 1945, élection de 2020 exceptée, malgré une campagne animée », a souligné Frédéric Dabi de l’Ifop sur LCI.
« Même les élections locales, alors que le maire reste la figure politique la plus populaire et qui bénéficie le plus de confiance, sont touchées par une tendance à l’abstention », souligne auprès de l’AFP le politologue au Cevipof Bruno Cautrès, qui dessine deux raisons.
L’une, structurelle, liée au « spectacle de la politique partisane » qui « est regardé avec défiance, voire avec une forme de dégoût ». Et l’autre, plus conjoncturelle, issue de la situation politique nationale depuis la dissolution de 2024 qui forme un « mélange de sentiment d’impasse, de chaos et de confusion qui n’est pas encourageant ».
Concernant ce second tour, « c’est difficile de dire qui cette abstention favorise, il va y avoir des trajectoires de mobilités dans tous les sens, avec les fusions et les retraits », note encore M. Cautrès.



