Moyen-Orient : Berlin et Paris appellent à la « désescalade » pour éviter une « crise » mondiale

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Les chefs de la diplomatie allemande et française ont appelé mercredi à la "désescalade" au Moyen-Orient, le chemin inverse pouvant plonger "le monde entier dans une crise des plus graves".

La guerre déclenchée le 28 février par les frappes d’Israël et des Etats-Unis sur l’Iran comporte un « potentiel d’escalade qui peut plonger non seulement cette région, mais le monde entier dans une crise des plus graves », a dit le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul lors d’un point presse avec son homologue français à Berlin.

Il a cité l’exemple de « l’approvisionnement en engrais » à partir de cette région, « si essentiel qu’en cas de rupture prolongée, une crise alimentaire menace de grandes parties de l’Afrique » et pourrait aussi provoquer « un afflux de réfugiés » quittant ce continent.

C’est « l’économie mondiale » qui risque de souffrir de « l’escalade militaire » dans la région, a abondé le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.

Le gouvernement israélien poursuit, avec son allié américain, sa stratégie de décapitation des autorités iraniennes, au 19e jour d’une guerre qui embrase le Moyen-Orient, déstabilise le Liban et paralyse la production et le transport des hydrocarbures de la région. 

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a promis un conflit long et dévastateur.

Si un « changement de régime » est « possible » et « souhaitable », selon Johann Wadephul, les précédents engagements militaires en Irak et Libye n’ont mené ni « à un changement de régime ordonné », ni à « une structure libérale, démocratique et fondée sur l’État de droit ».

M. Wadephul, qui dit « dialoguer avec l’opposition » iranienne, privilégie une « évolution vers un régime humaniste » venant « de l’intérieur du pays » plutôt qu’« imposée militairement de l’extérieur ».

Les autorités iraniennes actuelles doivent « se résoudre à des concessions majeures et un changement radical de posture » menant à « une solution politique » qui permette « la coexistence pacifique de l’Iran » avec ses voisins et à son peuple « de construire librement son avenir », a abondé M. Barrot.

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