La marine américaine va commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz

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La marine américaine va commencer "très bientôt" à escorter des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique où transite 20% de la production mondiale d'hydrocarbures qui est pour le moment bloqué par l'Iran, a déclaré vendredi soir Donald Trump.

Le président américain a été interrogé par des journalistes avant d’embarquer dans Air Force One pour se rendre en Floride pour le week-end. Questionné pour savoir quand la Navy allait commencer à protéger les pétroliers à travers ce bras de mer, il a répondu « bientôt, très bientôt« .

Téhéran cible le détroit d’Ormuz en représailles aux frappes israélo-américaines afin de le rendre impraticable, une stratégie qui vise à nuire à l’économie mondiale pour faire pression sur Washington alors que les cours du pétrole continuent de flamber.

 

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Le chef du Pentagone Pete Hegseth a lui déclaré lors d’une conférence de presse que les Iraniens « sont guidés par le désespoir pur et simple dans le détroit d’Ormuz, c’est quelque chose dont nous nous occupons, et il n’y a pas lieu de s’en faire« .

Le détroit est « un environnement tactiquement complexe » à sécuriser, a toutefois reconnu le chef d’état-major américain Dan Caine.

Donald Trump a également menacé d' »anéantir » les infrastructures pétrolières de l’île de Kharg, site pétrolier clé de l’Iran où les cibles militaires viennent déjà d’être « totalement détruites » par les Etats-Unis.

Trump menace Kharg

L’armée américaine « a mené l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient, et a totalement détruit toutes les cibles militaires » sur Kharg, a écrit le président américain sur Truth Social.

« J’ai choisi de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l’île. Cependant si l’Iran, ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision. »

Bande de terre broussailleuse située dans le nord du Golfe, à environ 30 kilomètres des côtes, Kharg abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran. Il assure environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait déclaré vouloir frapper « très fort » l’Iran « la prochaine semaine », signalant qu’une fin de l’opération militaire n’était pas pour tout de suite, tout en remettant à plus tard la perspective d’un renversement du pouvoir à Téhéran.

La guerre se terminera « quand je le sentirai dans mes tripes« , a-t-il dit. Les Etats-Unis et Israël ont touché plus de 15.000 cibles depuis le début de leur guerre contre l’Iran le 28 février, selon Pete Hegseth.

Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est « blessé » et probablement « défiguré« , a par ailleurs affirmé le chef du Pentagone.

Dans un message sur Truth Social, Donald Trump a également suggéré que le conflit n’allait pas se terminer dans un avenir très proche.

« Puissance sans pareille »

« Nous disposons d’une puissance de feu sans pareille, de munitions à volonté et de tout le temps nécessaire« , a-t-il écrit, après avoir plusieurs fois indiqué ces derniers jours que l’offensive militaire allait se terminer « bientôt« .

Sur un autre sujet, Donald Trump a dit à Fox Radio qu’un renversement du pouvoir par le peuple en Iran se produirait « probablement« , mais « peut-être pas immédiatement« .

Il avait promis en janvier aux manifestants iraniens contre le pouvoir que l’aide des Etats-Unis était « en route », et a exhorté plusieurs fois récemment le peuple iranien à se saisir du pouvoir.

« Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir« , avait-il affirmé dans un message vidéo annonçant le début des frappes américaines.

Donald Trump a par ailleurs jugé « possible » dans son entretien avec Fox Radio diffusé vendredi que le président russe Vladimir Poutine « aide un petit peu » l’Iran, avant d’enchaîner: « Et il pense probablement que nous aidons l’Ukraine, n’est-ce pas? »

« Ils le font et nous le faisons« , a-t-il ajouté, sur un ton suggérant qu’il ne s’offusquait pas outre mesure du soutien apporté par la Russie à Téhéran.

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