Guerre au Moyen-Orient : 4300 personnes ont pu rentrer en France

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Au moins 4.300 personnes qui se trouvaient au Moyen-Orient lorsque la guerre a éclaté ont pu gagner la France, dont 800 dans des vols affrétés par le Quai d'Orsay, a annoncé samedi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

Six vols ont été affrétés depuis le début de la guerre le 28 février et cinq autres vols le seront d’ici mardi, a détaillé le ministre sur France 5. 

Un vol avec plus de 200 Français à son bord est notamment attendu dans la nuit de samedi à dimanche en provenance d’Oman, a précisé une source ayant connaissance du dossier.

 

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Les 3.500 autres personnes sont rentrées par des vols commerciaux, a ajouté le ministre. « Demain, nous aurons six vols au départ des Emirats et lundi aussi » , a-t-il encore dit.

Des ressortissants souhaitent aussi rentrer du Liban, où l’armée israélienne a mené de nombreuses frappes contre le Hezbollah pro-iranien, a poursuivi M. Barrot.

« Dès demain (dimanche), nous aurons un deuxième vol au départ de Beyrouth qui sera opéré par la compagnie aérienne libanaise et qui permettra de faire partir notamment les Français les plus vulnérables » , a-t-il détaillé.

Le ministre avait indiqué jeudi que 5.000 Français avaient exprimé le souhait de quitter la région, « dont 80% aux Emirats arabes unis » .

Près de 400.000 Français résident ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays affectés par l’extension conflit qui a débuté le 28 février entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Des pays du Golfe visés par de nouveaux drones et missiles, un mort à Dubaï

Les pays du Golfe ont été secoués samedi par de nouvelles attaques de missiles et de drones, tuant un migrant asiatique dans la ville émiratie de Dubaï, alors que l’Iran a dit poursuivre ses frappes chez ses voisins. 

Outre les Emirats arabes unis, pays le plus visé par la campagne de représailles iranienne depuis le 28 février, des attaques ont été rapportées au Qatar, au Koweït, en Arabie saoudite, et à Bahreïn.

Le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a déclaré samedi que l’Iran poursuivrait ses frappes contre des sites dans des pays voisins utilisés dans « l’agression » , invoquant des « preuves » que certains Etats de la région s’étaient « mis à la disposition de l’ennemi » .

A Dubaï, le centre financier et touristique des Emirats, les débris d’un projectile intercepté sont « tombés sur un véhicule dans le secteur d’Al-Barsha » , provoquant la mort d’un conducteur pakistanais, ont indiqué les autorités. 

D’autres débris ont endommagé la façade d’une tour dans le quartier très touristique de la Marina, sans faire de victimes, selon les autorités. Un témoin a dit à l’AFP avoir vu de la fumée se dégager de la tour, après que des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes détonations.

Le ministère émirati de la Défense a fait état d’attaques de missiles et de drones venant d’Iran à deux reprises après avoir dit plus tôt dans la journée avoir été visé par 16 missiles balistiques et 121 drones. 

Le matin, une interception près de l’aéroport de Dubaï, l’un des plus fréquenté au monde en temps normal, a entraîné une brève suspension des opérations, avant une reprise partielle des vols.  

Le président émirati, Cheikh Mohamed ben Zayed, a reconnu samedi que le pays était dans une « situation de guerre » mais qu’il en sortira « plus fort« , dans une rare intervention télévisée sur la chaîne Abou Dhabi TV.

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