France : un principal de collège et une enseignante blessés au fusil par un élève de 14 ans

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Un adolescent de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse lundi dans son collège, blessant le principal de l'établissement et une enseignante avant d'être désarmé, une fusillade qui ne semble pas liée au mouvement qui secoue les lycées français.

Plusieurs attaques commises par des élèves dans des établissements scolaires ont marqué le monde éducatif ces dernières années en France. Des mesures de renforcement des contrôles de sacs aux abords des établissements avaient été prises par le gouvernement. La question de la santé mentale des jeunes a été également mise en avant.

L’attaque s’est produite aux alentours de 09h25 (locales, 07h25 GMT) dans l’enceinte d’un collège de la ville d’Aubagne (sud) située à proximité de Marseille, la deuxième ville du pays. Le pronostic vital des victimes n’est pas engagé, ont assuré les autorités.

 

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Le président Emmanuel Macron a salué le « sang-froid et la réaction exemplaire de l’équipe éducative » du collège « qui a permis d’éviter le pire« .

Le père de l’adolescent qui a ouvert le feu « est en garde à vue« , a déclaré sur place le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

« Il y a un travail qui est effectué » pour « essayer de comprendre comment ce jeune s’est retrouvé en possession de cette arme ce matin« , a déclaré à la presse le ministre, venu sur les lieux en compagnie de son homologue de l’Education, Edouard Geffray.

Selon la préfecture de police du département, « le collège n’était pas touché par le mouvement lycéen » qui depuis le 17 septembre exige davantage de moyens pour l’éducation

Selon le préfet du département Jacques Witkowski, présent sur place, « le suspect, pour une raison qu’on ne connaît pas, a tiré sur le proviseur qui a pris une gerbe de plombs de chasse dans les cuisses, le bas du dos« .

« Il a tiré une deuxième fois sur une professeure qui prend un plomb dans la cuisse« , a-t-il dit à l’AFP. C’est le conseiller principal d’éducation de l’établissement qui l’a désarmé dans le couloir.

Le tireur avait dissimulé son arme dans un étui de guitare. Cet élève en classe de troisième « n’est pas connu pour des faits de délinquance, de radicalisation« , assure le préfet.

« Venu que pour les profs »

Sarah, élève de 3e, raconte à l’AFP qu’elle était en cours d’espagnol lorsque l’alarme a été déclenchée. « On est sorti en courant et on tombe sur lui. Il commence à tirer et il dit : +Je suis venu que pour les profs, pas pour les élèves. De toute façon, les profs font chier+ ».

Le suspect était dans sa classe l’an dernier et elle le décrit comme « un élève perturbateur, qui avait beaucoup de rapports mais s’en fichait (…) il n’obéissait pas aux profs ». D’autres témoins parlent d’un élève qui « avait l’air calme« .

« Toute une série d’hypothèses vont être exploitées (…) On nous a parlé peut-être de harcèlement (…). Tout ceci va être analysé et le mobile, à l’heure qu’il est, n’est pas encore établi« , a averti la procureure adjointe. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat« .

« Sang partout »

Maryline, mère d’un élève de 5e, confie : « Elle m’a appelée en panique, elle m’a dit :  +Il y a du sang partout, c’est un attentat+ ».

A Ancenis (ouest), une élève de seconde a été grièvement blessée lors d’une attaque au couteau dans un lycée en avril. A Sanary-sur-Mer (sud), une enseignante de collège a été poignardée par un élève dans un collège en février.

L’an dernier, des élèves ont commis des agressions mortelles sur une surveillante à Nogent (est) et une adolescente dans un lycée de Nantes (ouest).

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