Enseignement supérieur : la Polynésie parmi les territoires les mieux financés par étudiant

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Alors que les collectivités territoriales ont consacré 1,5 milliard d’euros (près de 179 milliards Fcfp) à l’enseignement supérieur et à la recherche en 2024, la Polynésie française se distingue par un financement particulièrement élevé par étudiant et par habitant, selon une étude publiée mardi.

Les collectivités territoriales ont consacré 1,5 milliard d’euros (près de 179 milliards Fcfp) au financement de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2024, soit 74 millions d’euros supplémentaires (environ 8,8 milliards Fcfp) par rapport à 2023, selon une étude du service statistique du ministère publiée mardi, à quelques jours d’une réunion des assises du financement des universités.

Sur la période 2022–2025, elles ont dépensé en moyenne 1,4 milliard d’euros par an (environ 167 milliards Fcfp) au financement de l’enseignement supérieur, dont 51% pour l’enseignement supérieur et la vie étudiante (ES&VE) et 49% pour la recherche et le transfert de technologie (R&T), selon une note flash du service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur.

Sur cette période, les collectivités d’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes ont depsensé 30% du montant total, respectivement 19% avec 271 millions d’euros (environ 32,3 milliards Fcfp) et 11% avec 162 millions d’euros (près de 19,3 milliards Fcfp).

Mais rapporté au nombre d’habitants, c’est en Polynésie française que l’effort est le plus marqué pour la recherche et le transfert de technologie, avec 24 euros par habitant (environ 2 860 Fcfp), devant la Bretagne (18 euros, soit environ 2 150 Fcfp).

La Polynésie se distingue également par le financement de l’enseignement supérieur et de la vie étudiante, avec 1 806 euros (près de 215 500 Fcfp) par étudiant en moyenne chaque année sur la période 2022–2025. Un niveau élevé, comparable à celui observé en Corse (2 626 euros, soit environ 313 500 Fcfp) et supérieur à d’autres territoires ultramarins comme la Martinique (1 047 euros, soit environ 125 000 Fcfp) ou la Guyane (752 euros, soit environ 89 700 Fcfp). À titre de comparaison, ce financement est inférieur à 200 euros par étudiant en Île-de-France (moins de 23 900 Fcfp).

Parmi les différentes collectivités, les conseils régionaux sont ceux qui dépensent le plus (57% des fonds destinés à l’ES&VE et 75% de ceux la R&T), puis viennent les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) (34% et 19%) et enfin les conseils départementaux (8% et 6%).

Les investissements des collectivités pour la recherche et le transfert de technologie vont essentiellement aux aides aux entreprises innovantes (35%) et aux opérations immobilières (19%). Le reste est consacré aux équipements de laboratoires publics (15%), aux aides aux chercheurs (13%) et aux projets de recherche (13%), notamment.

Près de la moitié du budget des collectivités locales alloué à la vie étudiante finance des opérations immobilières, près d’un tiers va aux aides aux étudiants et 18% aux aides au fonctionnement des établissements.

Une séance plénière des assises du financement des universités doit se tenir jeudi à Paris, réunissant le ministre, les représentants des universités, les organisations syndicales et étudiantes, dans un contexte de difficultés budgétaires des établissements.

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