Brésil : à São Paulo, chiens et chats pourront désormais être enterrés avec leurs maîtres

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Reposer sous terre avec son chien : c'est désormais possible dans l'État brésilien de São Paulo (sud-est), grâce à une loi qui reconnaît "le lien affectif entre maîtres et animaux", y compris après la mort.

Cette loi, promulguée mardi par le gouverneur conservateur Tarcisio de Freitas, permet d’enterrer chiens et chats dans le caveau familial.

Le Brésil compte la troisième plus grande population d’animaux de compagnie, derrière la Chine et les États-Unis.

La nouvelle loi s’inspire de l’histoire de Bob Coveiro (Bob le croque-mort), un chien qui a vécu pendant dix ans dans un cimetière de São Paulo après que sa maîtresse y avait été inhumée. Quand il est mort à son tour, les autorités ont autorisé qu’il soit enterré avec elle.

En janvier, une autre loi entrée en vigueur dans l’État de São Paulo a reconnu l' »intérêt culturel » du « vira-lata Caramelo », terme qui désigne un type de chiens bâtards au Brésil, pour « combattre les préjugés contre les animaux sans race définie ».

Le sort des animaux de compagnie est un sujet particulièrement important au Brésil.

Ces dernières semaines, le décès d’Orelha, chien battu à mort par des adolescents à Florianopolis (sud) a suscité un vif émoi. Même le président Luiz Inacio Lula da Silva s’est manifesté à ce sujet.

Au Brésil, pays de 213 millions d’habitants, compte quelque 160 millions d’animaux de compagnie, principalement des chiens, selon les données de l’Institut Pet Brasil, qui représente plusieurs entreprises du secteur des soins aux animaux de compagnie.

Un secteur en plein boom ces dernières années, avec des spas, instituts de beauté et hôtels pour bichonner chiens et chats, largement plus nombreux que la population de moins de 14 ans dans un pays où la natalité est en baisse.

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