Terava, la tik-tokeuse qui surfe sur l’actualité

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Parfois futiles de par leurs contenus, les réseaux sociaux servent aussi à développer un esprit critique face à l’actualité. Un choix que Terava a fait depuis un mois en proposant à ses abonnés Tik-Tok des analyses sur des actualités locales et internationales. Nous sommes allé à sa rencontre lors de ce second tour des élections municipales.

C’est dans sa chambre que Terava a décidé de se lancer sur les réseaux sociaux. Loin des clichés d’une jeunesse exposant sa vie et ses loisirs, Terava a décidé avec son « parau api » d’aborder des sujets sérieux de l’actualité locale et internationale pour ses abonnés.

« J’ai créé la page Parau Api sur TikTok pour essayer de rendre l’actualité beaucoup plus accessible pour tout le monde. À la base, je ne le faisais qu’avec mon entourage, avec mes amis, ma famille et ils m’ont tous encouragée à me lancer sur les réseaux, à le faire sur TikTok. »

Terava n’a pas manqué le rendez-vous des municipales. Ce dimanche, elle est allée voter à Papeete. Crédit : TNTV

Un public composé principalement de jeunes qui apprécient le ton de ses vidéos qui leur permettent d’aiguiser leur esprit critique. « Dès la première vidéo que j’ai faite, j’ai eu beaucoup de retours, j’ai eu beaucoup de commentaires, beaucoup de messages en privé. Ils sont tous intéressés par ce que je dis, par ce que je raconte, ce que j’essaye d’expliquer aussi et je pense que, beaucoup de gens disent qu’ils ne s’intéressent pas, mais il y a beaucoup d’intérêt pour l’actualité. »

Son intérêt pour ces questions de société elle le doit à sa première fan, sa maman Virginie. Pour cette famille, les enjeux politiques et notamment le droit de vote sont des valeurs essentielles. « La femme s’est battue pour qu’on puisse voter. Donc pour moi, il était évident que je puisse transmettre non seulement à mes enfants, mais aussi à ma fille en tant que femme. C’est un droit, on s’est battue pour l’avoir. Donc si on ne le fait pas, c’est comme si tout ce combat n’a servi à rien. »

Du haut de ses 25 ans, Terava analyse sans prendre position. Ce qu’elle observe c’est un paysage politique local qui change. « Il y a beaucoup plus de jeunes, par exemple, qui se présentent pendant les élections, qui sont dans les listes, etc. Donc ça nous permet aussi de nous identifier auprès de certains politiques, ou non, au final, et de voir plusieurs points de vue. C’est vrai qu’on n’a peut-être pas beaucoup de choix, mais ça commence à venir. »

Avec son « Parau Api » Terava incarne une jeunesse soucieuse d’évoquer une actualité parfois complexe mais sans se prendre au sérieux.

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