C’est une affaire insolite ressortie des actualités de France métropolitaine. Depuis quelques jours, le nom de la petite commune de Formiguères, dans les Pyrénées-Orientales, revient dans les colonnes des médias locaux. Selon L’indépendant, relayant les propos du 1er adjoint Serge Vaills, le maire Philippe Petitqueux, élu en 2020, serait parti il y a quelques mois pour Tahiti sans avoir démissionné de son mandat et continuerait à percevoir ses indemnités d’élu.
Sur le site de La Dépêche, l’édile est décrit comme chef d’entreprise et moniteur de sport de pleine nature. La page officielle de la commune et les procès-verbaux de conseils consultables en ligne conservent effectivement sa trace comme maire en exercice – mais absent – sans annonce publique de cessation de fonctions. Et rien dans les ressources municipales accessibles ne fait état d’une démission ou d’une délégation formelle de ses attributions.
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Selon les propos de Serge Vaills rapportés par L’Indépendant, et l’antenne locale de France Bleu, il serait parti développer des « affaires » au fenua en juillet, certains conseillers et habitants s’interrogeant sur cette absence prolongée.
Nous avons donc cherché une confirmation formelle de son escapade tahitienne, de son motif et de la nature d’une éventuelle activité sur place, sans succès. Impossible d’affirmer qu’il a été – ou qu’il est toujours – au fenua, ni d’établir de manière vérifiée à quoi il se consacrerait ici.
Selon France Bleu, la préfecture des Pyrénées Orientales a adressé un courrier à Philippe Petitqueux et autorisé le conseil municipal de Formiguères à suspendre les indemnités – 119260 Fcfp par mois – de ce dernier.



