La CSTP-FO, le Syndicat des praticiens publics de Polynésie française (SPPPF-FO) et le Syndicat du personnel de santé des îles Sous-le-Vent (SPISLV-FO) ont déposé, ce mercredi, un préavis de grève à durée illimitée auprès du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) et de la Direction de la santé.
Le mouvement concerne le CHPF et ses structures annexes, mais aussi l’ensemble des structures sanitaires de la Direction de la santé réparties dans les cinq archipels, notamment les hôpitaux de Taravao, Moorea, Uturoa et Nuku Hiva, ainsi que les dispensaires et les centres médicaux.
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Parmi les principales revendications figure le rattrapage du pouvoir d’achat des personnels de santé, à hauteur de 5,5 %. Les syndicats notent une inflation cumulée de 12,24 % entre janvier 2020 et septembre 2026, qu’ils estiment compensée à hauteur de 6,90 % par les revalorisations successives du point d’indice.
Seconde revendication, une réforme du statut des praticiens hospitaliers, pour une application en janvier 2027, ainsi que la révision de plusieurs statuts particuliers et une meilleure reconnaissance de l’ancienneté des personnels.
Les organisations syndicales réclament également le paiement de toutes les heures travaillées, y compris les jours fériés, pour les agents assurant la permanence des soins, les gardes et les astreintes.
Le manque de personnel, serpent de mer dans la santé publique, constitue un autre point central du préavis. Les syndicats demandent des créations de postes dans plusieurs établissements, notamment à Taravao et à Uturoa, mais aussi dans les formations sanitaires, les services itinérants et la pharmacie d’approvisionnement.
À Taravao, ils réclament notamment des renforts en médecins, infirmiers, aides-soignants et brancardiers, ainsi que la création d’une équipe d’urgentistes d’intervention sur la Presqu’île. À Uturoa, les demandes concernent également plusieurs postes soignants et médicaux, ainsi que des investissements dans les infrastructures.
Les revendications portent également sur les conditions de départ à la retraite. Les syndicats demandent une modification de la réglementation afin de permettre un départ à taux plein à 62 ans ou après 38 années de cotisations.
À défaut d’accord ou de règlement amiable durant la période de préavis, les organisations appellent les personnels concernés à se mettre en grève à compter du mardi 20 octobre 2026, à 00h00.



