Municipales : trois comptes de campagne épinglés à Mahina et Paea

Publié le

La commune de Mahina n’en a pas fini avec les troubles des élections municipales. Alors que son maire Damas Teuira pourrait voir son élection être annulée, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a transféré mercredi au tribunal administratif 3 dossiers sur des comptes de campagne.

Émile Vernaudon, tête de liste à Mahina aux dernières municipales, a été épinglé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCF).

En cause : « le compte de campagne du candidat n’a pas été présenté par un expert-comptable, alors que le candidat obtenu 19,43% des suffrages ». Une irrégularité qui fait écho au passé judiciaire de l’ancien tavana, marqué par plusieurs affaires de détournement de fonds publics, de favoritisme et d’abus de bien sociaux.

 

– PUBLICITE –

Sa mandataire affirme pourtant que le compte a bien été vérifié par un expert-comptable. Mais elle reconnaît l’avoir elle-même présenté à la Commission, invoquant une mauvaise compréhension des textes.

Or, le code électoral est explicite : « le compte de campagne doit être présenté par un membre de l’ordre des experts-comptables ». Seules quelques exceptions sont prévues, notamment pour les candidats ayant obtenu moins de 5 % des voix et dont les recettes et les dépenses ne dépassent pas 4 000 euros (environ 477 327 Fcfp).

L’ancien shérif de Mahina n’est pas le seul inquiété par la justice.

Tête de liste dans la même commune, le candidat Edgar Hinoi Fritch aurait lui dépensé plus de 367 000 Fcfp de frais de restauration via ses colistiers, pour un banquet républicain. Une somme bien plus importante que celle autorisé par la loi.

Idem du côté de Paea, où le candidat Verona Tau n’a tout simplement pas déposé son compte alors qu’il a “obtenu au moins 1% des suffrages exprimés au premier tour de scrutin”.

Des irrégularités se rapprochant davantage d’un manque de vigilance que d’une volonté de détourner la loi, mais qui pourraient déboucher sur des peines d’inéligibilité.

Cette année, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a approuvé plus de 1 000 comptes de campagne et en a rejeté 48.

Dernières news

A lire aussi