Six projets de Polynésie française ont été retenus cette année dans le cadre de la campagne TeMeUm de l’Office français de la biodiversité (OFB). Ils font partie des 35 projets sélectionnés dans l’ensemble des Outre-mer, sur 77 candidatures reçues. Une enveloppe totale de 83 150 euros, soit 9,92 millions de Fcfp, leur est attribuée.

Cinq d’entre eux relèvent du dispositif « Tremplin », destiné notamment aux premières expériences de gestion de projets en faveur de la biodiversité et aux initiatives pilotes. Ces micro-projets, d’une durée maximale d’un an, peuvent bénéficier d’un financement allant jusqu’à 15 000 euros.
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À Moorea, la Tahitian Historical Society travaillera ainsi à la restauration d’habitats favorables à la réintroduction d’escargots arboricoles endémiques du genre Partula. À Tetiaroa, Te Mana o te Moana expérimentera de petites caméras embarquées sur des tortues vertes afin de mieux comprendre leur comportement. Mata Tohora souhaite de son côté développer une méthode non invasive de collecte de données génétiques sur les baleines à bosse, à partir de prélèvements de leur souffle réalisés par drone.
Deux autres projets complètent cette sélection : à Bora Bora, La Vai Ma Noa Bora Bora prévoit d’agir sur les populations de Busard de Gould afin de favoriser les oiseaux indigènes, tandis qu’Ocean Shiver veut mettre en place un réseau d’observateurs citoyens pour améliorer les connaissances sur les coraux mous et les gorgones de Polynésie française.
Enfin, un sixième projet a été retenu au titre du dispositif « Coopération ». Porté par la Société d’Ornithologie de Polynésie (SOP MANU), « Save Titi – Sauvegarde du Titi » vise à améliorer la conservation du Chevalier des Tuamotu, classé en danger sur la liste rouge de l’UICN, notamment grâce à une translocation sur l’atoll restauré de Temoe, avec les communautés locales.
La campagne TeMeUm vise à soutenir des actions concrètes de protection et de restauration de la biodiversité dans les territoires ultramarins. Les financements peuvent notamment bénéficier aux associations, aux petites collectivités et aux gestionnaires d’espaces naturels.



