La hausse du cours de l’or noir n’a pas échappé au Pays qui anticipe déjà une réponse au budget 2027. Reparti à la hausse, le prix du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a terminé ce jeudi à 104 dollars.
Mais le cours a nettement progressé depuis le 9 septembre, sur fond de regain de tensions au Moyen-Orient et de reprise des frappes dans la région du Golfe, franchissant ainsi la barre symbolique des 100 dollars. À 104 dollars, le baril représente environ 10 400 francs pour la Polynésie française.
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Un niveau de prix qui met le FRPH (Fonds de régulation des hydrocarbures), bouclier pétrolier du Pays, sous pression. « On pense que ça va durer » a reconnu ce matin à Tarahoi, en marge de la session budgétaire, le ministre de l’Economie et des Finances, Warren Dexter, qui anticipe déjà la nécessité d’abonder le fonds. « J’ai demandé de reconduire partiellement le moratoire sur les taxes sur les hydrocarbures, au moins sur le premier semestre 2027. Donc un manque à gagner de 2 milliards encore pour pouvoir soutenir le FRPH et éviter au maximum d’augmenter les prix à la pompe ».
À ce stade, aucune hausse des prix à la pompe n’est donc programmée. Mais la volatilité des cours pourrait toutefois contraindre le Pays à revoir sa stratégie dans les prochains mois. Notamment si le baril reste durablement au-dessus des 100 dollars. « Non, pour l’instant, on n’en a pas besoin, le compte se porte bien, on a plus de 2 milliards de réserves en compte, mais ça va rapidement fondre comme neige au soleil dans les prochains mois, si on reste à 105 ou 107 dollars » prévient le ministre.



