4,1 kilos d’ice saisis le dimanche, après une première découverte de 602 grammes la veille : les douaniers ont intercepté, en l’espace d’un week-end, deux arrivages de méthamphétamine à l’aéroport de Tahiti-Faa’a.
Si la seconde saisie était la plus importante en quantité, celle réalisée le samedi matin s’est distinguée par les procédés de dissimulation employés. Une partie de la drogue avait notamment été cachée entre deux couches portées par un bébé.
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« Il y avait un bébé qui avait une première couche, puis une deuxième couche, et entre les deux, il y avait un peu plus de 100 à 150 grammes environ de méthamphétamine. (…) C’est un travail vraiment vigilant, et on voit bien que les moyens de dissimulation sont vraiment très divers, et même sophistiqués. », détaille Serge Puccetti, directeur des douanes.
Plusieurs personnes appartenant au même groupe transportaient également de l’ice à l’intérieur de leur corps. « Certains d’entre eux transportaient de l’ice insérée dans leur cavité naturelle, hommes et femmes. Il a fallu amener toutes ces personnes à l’hôpital pour passer des examens, des radios, et ensuite faire en sorte -pardon du terme-, qu’ils évacuent l’ice qu’ils transportaient, insérée dans leur organisme », poursuit-il.
L’observation du comportement des voyageurs
Face à des techniques de dissimulation de plus en plus variées, les douaniers s’appuient notamment sur leur formation et leur expérience. L’observation des voyageurs constitue aussi une étape importante des contrôles.
« Les douaniers que nous avons ici, en Polynésie, sont formés. Ils travaillent à l’aéroport, ce sont des gens expérimentés et très observateurs. On a des méthodes de travail également, puisqu’on a quand même une connaissance des gens qui vont arriver. Là, ce n’était pas le cas. On fait du travail sur contrôle, mais on a une observation des gens. Comment ils se comportent ? Comment ils arrivent ? Est-ce qu’ils cherchent à passer à droite, à gauche ? Est-ce qu’ils vous regardent ? Ils ne vous regardent pas ? Voilà, il y a toutes ces petites choses qui font qu’on regarde », explique Serge Puccetti.
La fouille des personnes, des bagages et des marchandises complète ce travail. « C’est l’opiniâtreté, l’expérience de la visite des personnes, des marchandises, des bagages et, évidemment, leur comportement, qui nous donnent les clés », ajoute le directeur des douanes.
Les enquêteurs prennent le relais
Ces deux saisies ne résultent pas d’une coopération internationale, précise Serge Puccetti, mais du « travail de contrôle constant, permanent et vigilant » des agents des douanes. Une fois les stupéfiants découverts, les services d’enquête prennent toutefois le relais afin d’identifier les éventuelles ramifications du trafic.
« Il y a eu la constatation de la douane, qui a été faite lors du contrôle et grâce au travail de la douane. Ensuite, les services d’enquête prennent le relais pour essayer de démanteler le réseau, de voir quelles connexions il y a à l’intérieur, voire s’il y a des connexions à l’extérieur », indique-t-il.
L’enquête devra notamment déterminer l’origine de la drogue transportée par un ressortissant américain impliqué dans l’une des affaires. « Ce sera peut-être le cas, on le verra, l’enquête le dira, aux États-Unis, avec cet Américain qui est venu et qui avait bien obtenu les stupéfiants quelque part. Il s’agit de savoir où », conclut Serge Puccetti.
Le directeur rappelle enfin que la surveillance douanière ne se limite pas à l’aéroport. Elle concerne également les envois postaux, le fret express, le port, les conteneurs et les navires de croisière. « On est partout et très vigilants pour protéger la Polynésie et les Polynésiens. »








