Le garçon et la fille du trentenaire, âgés de 11 et 12 ans au moment des faits, subissaient régulièrement des violences de sa part. En particulier sa fille sur laquelle il avait la main particulièrement lourde puisqu’il la battait avec une rallonge de câble électrique.
« Il tape très fort », avait confié la jeune fille. « Papa est violent. Il nous tape sans raison, tous les jours. Maman et mamie ne font rien car elles ont peur de lui », avait également témoigné son petit frère.
Des violences que l’homme a niées en bloc lors de son procès, mardi. « Ma fille est une grande menteuse. Elle ne va pas à l’école et fait des bêtises. Je ne l’ai pas frappée et le garçon non plus », a-t-il juré.
Des certificats médicaux font pourtant état d’une « détresse psychologique » chez l’adolescente mais aussi de « lésions cutanées anciennes ». Idem pour son benjamin.
« Ce sont des violences gratuites. Monsieur a aussi violenté madame devant les enfants. Il ne prend aucune responsabilité », a déploré l’avocate des deux jeunes.
« Il a un positionnement extrêmement inquiétant à la barre », a estimé de son côté la procureure, « il n’y a aucune remise en question. Ce sont des enfants qui vivent dans la terreur ».
« Vu la gravité des violences » et son statut de récidiviste, le trentenaire a été condamné à une année de prison ferme, mais aussi au retrait définitif de son autorité parentale. Il devra en outre verser 200 000 et 100 000 francs à ses deux jeunes victimes.
L’homme, qui comparaissait détenu en raison d’une condamnation pour une série de vols, a été reconduit derrière les barreaux à l’issue du procès.



