Moins de poissons, des espèces moins nombreuses et des prises parfois de plus en plus petites : c’est à partir de ce constat qu’est né, il y a quatre ans, le projet de rahui à Bora Bora.
Pendant plusieurs années, les équipes ont informé la population, recueilli ses attentes et mené différentes enquêtes afin de définir la zone à protéger. « La zone concernée par le rahui, c’est le sud de l’île, parce que c’est un endroit où il y a beaucoup de poissons qui passent et qui reviennent. On a fait des enquêtes, on a étudié… et on a conclu que c’est cette zone qui était la mieux pour le rāhui », explique Anatole Teraaitepo, membre du comité de gestion.
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À partir du 23 septembre, plus de 574 hectares seront ainsi placés sous protection, des côtés lagon et large de la pointe Turiroa, vers Matira.

Durant les deux années prévues pour le dispositif, la pêche, le passage des bateaux et les activités nautiques seront interdits dans cette zone. Des dérogations pourront toutefois être accordées par le comité de gestion, notamment pour les besoins de la recherche scientifique.
Des moyens de surveillance seront également déployés pour faire respecter ces règles. « Mon rôle, c’est de faire de la surveillance sur le lagon, de sensibiliser les personnes qui sont dans les zones. Sur site, on est deux personnes à travailler sept jours sur sept. Pour les infractions, on travaille avec la police municipale, la gendarmerie. On remercie aussi tavana de nous avoir donné cette aide-là. Les infractions, c’est une amende de catégorie 5 qui va jusqu’à 180 000 Fcfp d’amende », précise Marc Taumata, assistant manager.
L’objectif est de laisser au lagon et à ses espèces le temps de se régénérer, mais aussi de préserver durablement les ressources pour les générations futures. « Nous espérons fortement, et cela pour les enfants, que les poissons arriveront à être de belle taille et arriveront aussi à se multiplier, de manière à pérenniser la ressource alimentaire dans le lagon », souligne Tehani Maueau, membre du comité de gestion.
À l’issue de ces deux années, un bilan permettra de mesurer les effets du rahui sur le lagon. Ses résultats détermineront la suite à donner au dispositif.



