Septembre jaune : Faa’a s’engage aux côtés de SOS Suicide

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Lever les tabous autour du suicide et renforcer la prévention : c’est l’objectif de « Septembre jaune ». SOS Suicide invite le grand public, et notamment les jeunes, à participer à des ateliers, des conférences et des temps de recueillement. Cette année, la campagne de sensibilisation débute dès ce week-end à Pirae et, pour la première fois, se déploiera à Faa’a à partir du 8 septembre.

La santé mentale et la prévention du suicide chez les jeunes constituent un véritable enjeu de société. Pour cette nouvelle édition de « Septembre jaune », la commune de Faa’a s’associe à SOS Suicide afin de sensibiliser la population et de mieux accompagner les personnes en souffrance.

Chaque année, entre 30 et 40 décès par suicide sont recensés au fenua. Un peu plus de 300 tentatives sont également prises en charge.

 

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Infographie Tahiti Nui Télévision

À Faa’a, la mairie souhaite former ses élus et ses référents de quartier afin qu’ils puissent mieux accompagner les administrés les plus fragiles. En 2025, la commune a été confrontée à plusieurs drames. « On a eu 30 tentatives de suicide sur Faa’a, dont 7 abouties. C’est une situation préoccupante pour nous », déplore Emma Vanaa, quatrième adjointe au maire de Faa’a.

De son côté, SOS Suicide constate une hausse préoccupante des tentatives chez les jeunes. Les 15-29 ans sont de plus en plus concernés par le mal-être. L’association reçoit environ 1 500 appels par an, provenant aussi bien d’adultes que de jeunes.

Infographie Tahiti Nui Télévision

« La clé première pour SOS Suicide, c’est d’aller à la rencontre des personnes. Donc, on sillonne la Polynésie française et on va en priorité dans les établissements scolaires, les lycées professionnels, à l’université… Et nous avons énormément de sollicitations aujourd’hui du premier degré aussi », explique Pitu Ateni, président de SOS Suicide.

À Faa’a, la campagne de sensibilisation s’articulera autour de plusieurs ateliers, débats et conférences organisés les 8 et 10 septembre (journée mondiale de prévention du suicide) à la mairie. Détection des signaux d’alerte, lutte contre les addictions, accompagnement psychologique ou encore orientation vers des professionnels : plusieurs thèmes seront abordés.

Le phénomène suicidaire est complexe. Il s’agit d’un drame intime qui survient dans un contexte particulier, à un moment donné. L’association entend notamment rompre l’isolement en favorisant les temps d’écoute et de soutien. « C’est le fait de ne pas pouvoir parler, effectivement, de la souffrance psychique. Souffrance psychique qui peut être générée par tout un tas de choses : difficultés au travail, difficultés dans la cellule familiale, difficultés dans le couple… Dans le relationnel, on peut se retrouver en souffrance. Et le problème, c’est qu’on se retrouve seul avec cette souffrance », indique Julien Testart, médecin psychiatre et membre de SOS Suicide.

Derrière les chiffres du suicide en Polynésie, il y a aussi des familles et des proches durablement éprouvés. Une soirée œcuménique est prévue le 12 septembre à Faa’a afin de partager des messages d’espoir et de solidarité.

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