Couronne de fleurs autour du cou et médaille d’or dans les bagages. À Raiatea, Tepouatini Buluc retrouve les siens après plusieurs mois loin du fenua. Un retour triomphal pour ce jeune pongiste, tout juste rentré de Chine. Au pays des maîtres du tennis de table, Tepouatini a réalisé l’exploit : battre le favori sur son propre terrain avant de décrocher l’or.
« J’ai commencé le tennis de table à 7 ans, avec mon père. Au fur et à mesure j’ai progressé. À 9 ans j’ai commencé les Hopes en Nouvelle-Zélande. A 11 ans, j’ai participé à un grand tournoi en Australie, les Oceaniens. J’ai fait aussi les Championnats de France. Cet été, j’ai effectué trois semaines de stage en Chine. La compétition a été très difficile, mais je suis arrivé en finale et j’ai terminé premier. Plus tard, j’aimerais participer aux Jeux olympiques et représenter la France. »
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À Raiatea, ses récompenses occupent une place particulière dans la maison familiale. Mais derrière les podiums, il y a aussi les sacrifices, l’éloignement et le soutien constant de ses parents. « Je le suis depuis ses débuts et je vois son évolution. La Chine, c’était l’un de ses rêves : s’entraîner avec les champions, chez les champions, confie son papa Teva Buluc. Les entraînements étaient très intenses, mais c’est comme cela qu’il peut progresser. Pour nous, c’est important de le soutenir et de lui donner les moyens d’aller au bout de son rêve. »
À 13 ans seulement, Tepouatini avance avec patience, détermination et déjà de grandes ambitions. Son rêve ultime : porter un jour les couleurs de l’équipe de France aux Jeux olympiques.
Mais avant de viser les anneaux, le jeune champion espère d’abord revenir jouer à domicile et défendre les couleurs polynésiennes aux Jeux du Pacifique de 2027.



