Heiva Va’a Mataeina’a : Papy Mana, 83 ans et toujours aussi redoutable

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C'est l'un des rendez-vous incontournables des festivités de juillet : à Mataiea, le Heiva de va'a bat son plein ce week-end et rassemble toutes les générations de rameurs. Des centaines d'enfants sur la ligne de départ, mais aussi une véritable légende locale, un doyen de 83 ans qui nous livre son secret de longévité.

Pour sa quatrième édition sur le site de Tehoro, le Heiva Va’a Mata’eina’a confirme l’attrait grandissant pour la discipline. Cette année, le niveau monte d’un cran. Des tout-petits qui débutent jusqu’aux grands clubs venus de Moorea, l’affluence bat tous les records. « Il y a plus de jeunes cette année, avec la mise en place de l’âge de 5 ans car aujourd’hui, nous mettons des courses pour ces enfants, et jusqu’aux adultes. Le plus âgé, c’est Mana, qui a 83 ans et qui est toujours dans le bain du va’a […] Hier, pour les jeunes, on a dépassé les 500 enfants, donc de 5 ans à 18 ans, les juniors, et aujourd’hui je pense qu’on va aussi encore dépasser les 500, 600, entre les seniors jusqu’aux vétérans » précise Rodolphe Apuarii, président de la Fédération tahitienne de va’a.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Parmi les compétiteurs, une légende locale force l’admiration de tous. À 83 ans, Manapamano Temaiano surnommé Papy Mana, est un rameur de V1 hors norme, ancien footballeur de haut niveau avec la sélection de Tahiti, il cumule aujourd’hui les titres mondiaux sur tous les plans d’eau de la planète : « À partir de 42 ans, je me suis affilié au va’a jusqu’à aujourd’hui […] Je viens de gagner trois fois le championnat du monde à Hilo, en Australie, et là, au Brésil. Cette année, je dois participer encore au championnat de vitesse à Singapour au mois d’août […] Pour moi, la rame, je ne vais pas l’arrêter. J’arreterai le jour où je ne peux plus ramer« .

Un mental d’acier couplé à une hygiène de vie très stricte à base de produits très ciblés : « Il y a plein de ma’a que j’ai éliminé, par exemple : le thon rouge, le fafaru, le mitihue, la bonite, la sauce huitre, le soyu […] Depuis que j’ai eu 60 ans, j’ai éliminé tous les ma’a qu’il ne faut pas manger, jusqu’à aujourd’hui. Le taro, c’est bon, le ma’a Tahiti, il n’y a pas de problème ».

Ce Heiva Va’a Mata’eina’a se clôture en beauté, avant de laisser place dès ce dimanche à la très attendue course de la Super Tau’ati.

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