Le Heiva vu du ciel pour sa 145e édition

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Des chorégraphies vues du ciel, c’est ce que propose la 145e édition du Heiva. Deux drones viennent compléter le dispositif de captation installé place Toʻata, afin d'offrir au public un regard inédit sur le travail colossal des chefs de groupe et de leurs danseurs.

Deux drones dernier cri font leur entrée cette année dans l’arsenal technologique du Heiva. Une innovation qui a demandé un gros travail de préparation, notamment face aux exigences de sécurité, car elle prévoit de survoler une zone urbaine, plusieurs soirs d’affilée et pendant de longues heures.

« Le drone évolue uniquement en périphérie de To’ata. Il s’appuie sur son zoom pour pouvoir capter tous les meilleurs gestes possibles sur scène. À côté de ça, on a des drones qui sont équipés de parachutes. Donc, au moindre souci, il y a une sécurité supplémentaire sur le fait que le drone puisse tomber au niveau du sol. Nous, on évolue depuis l’arrière des tribunes » explique Manea Mazet, opérateur à Tahiti techno drone.

À la Maison de la culture, on se félicite de voir le Heiva intégrer les nouvelles technologies pour enrichir l’expérience du public. « On a vu en 2024, l’arrivée des QR codes pour les pupu hīmene, qui permet au public d’avoir les paroles et les traductions en français, qu’il peut chanter avec le pupu hīmene. On a eu l’année dernière l’arrivée du live streaming, qui a permis à plus de 3 000 personnes de suivre l’événement en live depuis leur salon, et avec 42% hors Polynésie, 22 pays différents dans le monde. Donc ça y est, aujourd’hui le Heiva i Tahiti rayonne vraiment sur toute la planète. Et puis en 2026, pour les 145 ans du Heiva, c »est magnifique l’arrivée du drone. On est très contents » se réjouit Alexandre Tenailleau, chargé de communication de la maison de la culture.

Un appareil qui permet d’apprécier les figures et les déplacements d’un point de vue inédit, y compris pour le jury et les chefs de groupe. Pour Tiare Trompette, cheffe de Hei Tahiti : « En termes de prise d’image aujourd’hui pour le spectacle, c’est une bonne occasion aussi de voir un peu la hauteur que peuvent donner les figures, notamment tout le travail que le chorégraphe met en place pour illustrer le thème. Donc c’est une bonne initiative ».

Pas question pour autant de changer les habitudes en fonction du regard de l’appareil. « Je pense que de toute manière, nous ne sommes pas préparés à créer un spectacle pour un drone, mais vraiment pour le jury d’où il est placé. Je ne sais pas si ça va impacter la notation, mais en tout cas, nous ne nous sommes pas préparés pour danser en fonction justement d’une prise de vue d’un drone, mais vraiment de la vue des personnes, des tribunes et de leur faire ressentir surtout notre culture » indique Tauhere Sandford, cheffe de troupe à l’école Atororai.

Les deux drones ont fait leurs premiers vols jeudi pour la cérémonie du rahiri. Des images spectaculaires, sans pour autant entrer dans les critères de notation du jury.

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