A Punaauia, une semaine pour retracer son histoire familiale

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Quelles sont nos origines et comment s’y retrouver dans l’histoire de nos familles ? La réponse se trouve peut-être à la mairie de Punaauia qui accueille jusqu’à vendredi la 4e édition de la Semaine de la généalogie. Un rendez-vous gratuit ouvert à tous pour remonter le fil de son histoire, mais aussi pour apporter un éclairage sur les questions de terres.

Dans le hall de la mairie de Punaauia, les grands tableaux en rosace captivent les regards. Le doigt posé sur les lignes pour suivre ses ancêtres Taniaura Haumani tentait depuis deux ans de poursuivre ses recherches sur sa famille paternelle.

« On était bloqués au niveau de mon arrière-grand-père. On n’arrivait pas à remonter un peu plus haut. Lorsqu’on commence une généalogie, on veut complètement remonter et comprendre d’où nous venons. (…) C’est comme si on était incomplet. Le fait de travailler sa généalogie, ça complète le tout. (…) Ce n’est pas pour une histoire de terres, c’est juste pour comprendre d’où nous venons », sourit-elle.

 

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Si pour Taniaura la démarche est purement identitaire, pour d’autres l’enjeu est aussi lié aussi à des questions propriété.

« C’est pour voir tes ancêtres et pour transmettre à mes enfants après. On peut parler aussi des affaires de terre avec les généalogies. Il faut avoir une généalogie pour trouver les terres de tes ancêtres », confie Ariane Tavi Rota

Pour aider le public à retracer ces lignées des cinq archipels, les équipes sur place s’appuient sur une base de données unique.

« C’est un travail d’investigation qui a été mis en place depuis 50 ans maintenant par M. Louis Shan Sei Fan. Dans notre base de données, on a des ancêtres qui datent des années 1500. En général, les familles qui viennent nous voir, il y a une partie, c’est pour savoir d’où elles viennent, et l’autre partie, c’est bien sûr, pour pouvoir les éclairer sur les affaires de terre car les rosaces que nous proposons permettent à tous d’avoir de la visibilité sur les ayants-droits d’un ancêtre », explique Maitea Faauru, assistant technique de l’organisation.

L’exposition est ouverte jusqu’à ce vendredi.

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