Sénatoriales : une élection discrète, mais pas anodine

Publié le

Qui succèdera à Teva Rohfritsch et Lana Tetuanui dans la haute chambre du Parlement ? Les élections sénatoriales se tiendront le 27 septembre prochain. Ce vendredi, les conseillers municipaux élisent leurs délégués municipaux. Ils constitueront avec d’autres grands électeurs, le collège électoral qui élira nos futurs parlementaires. Si se scrutin paraît éloigné pour les citoyens, il n’en est pas moins important. On vous explique pourquoi.

Les élections sénatoriales ne passionnent pas vraiment les foules. Et pour cause : contrairement aux Municipales ou aux Territoriales, les citoyens ne votent pas directement pour élire les sénateurs.  Le scrutin se fait au suffrage universel indirect. Les sénateurs sont choisis par les grands électeurs : conseillers départementaux ou régionaux, députés, sénateurs, mais surtout délégués des conseils municipaux. Ces derniers doivent d’ailleurs être désignés ce vendredi. Au total, il y a environ 162 000 grands électeurs à travers la France.

Le Sénat compte 348 sièges, renouvelés par moitié tous les trois ans. Les sénateurs sont élus pour un mandat de six ans. Le 27 septembre prochain, 178 sièges seront renouvelés, dont les deux sièges de la Polynésie française.

 

– PUBLICITE –

Aujourd’hui, ces deux sièges sont occupés par Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch, qui devraient tous deux être candidats à leur succession. Pour se présenter, il faut avoir au moins 24 ans.

Rôles et poids politique

Mais si cette élection semble lointaine, le rôle des sénateurs est loin d’être secondaire. Comme les députés, ils votent les lois, participent aux débats, travaillent en commission et peuvent modifier les textes grâce aux amendements.

Ils ont aussi pour mission de contrôler l’action du gouvernement et d’évaluer les politiques publiques. Ils peuvent poser des questions aux ministres, lancer des missions d’information ou participer à des commissions d’enquête. Leurs interventions, propositions de loi et amendements sont consultables sur le site du Sénat, senat.fr.

Pour la Polynésie française, l’enjeu est aussi territorial : le Sénat représente les collectivités. Les sénateurs doivent donc faire remonter les réalités du fenua, notamment celles des communes.

Localement, le Tapura huiraatira soutient à nouveau Lana Tetuanui, mais pas Teva Rohfritsch. De quoi faire de ce scrutin un test pour les alliances autonomistes, mais aussi pour le rapport de force avec les autres camps.

Dernières news

A lire aussi

Activer le son Couper le son