La Saintonge de Arue classée : « On peut enfin parler de la rénovation »

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Construite en 1892 par Victor Raoulx et rachetée par la municipalité de Arue en 1978, la Saintonge a été classé au titre des monuments historiques. Une décision qui permet d'envisager une restauration de l'édifice avec le soutien du Pays et de l'État, et qui ravit la tavana Teura Iriti, soucieuse d'en faire un lieu de passage touristique.

La commune de Arue va désormais pouvoir lancer la restauration de la Saintonge, bâtiment du XIXè siècle qui a longtemps été sa mairie, grâce au soutien du Pays et de l’État.

L’arrêté classant la Saintonge comme bâtiment historique « en vue de sa protection et de sa conservation » a été publié mercredi 6 mai au Journal Officiel de la Polynésie. Celle-ci, précise le texte, ne peut désormais faire l’objet « d’aucune destruction, transformation, restauration ni réparation sans autorisation préalable de l’autorité compétente ».

 

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Un dénouement attendu de longue date par la mairesse Teura Iriti, après plusieurs années d’incertitude sur le sort du bâtiment.

« On peut enfin parler de la rénovation, tant attendue par tous. Arue est une ville de la royauté, il ne faut pas l’oublier. Il y a toute une histoire (…). La Saintonge pourrait aussi être quelque chose qui attirera nos touristes, nos visiteurs. Pour avoir côtoyé beaucoup de personnes sur Arue, ils m’ont dit : ‘Tavana, on a grandi avec, on s’est mariés dans cette Saintonge. Ce serait bien qu’on la garde’ »

Au-delà de l’aspect institutionnel, l’attachement affectif de certains Tahitiens est réel. Tehina, une habitante de Papeete, partage ses souvenirs et ses espoirs pour les générations futures. « On a su que c’était une mairie, qu’il y avait des gens qui se mariaient dedans… on a eu l’occasion de voir ça, et aujourd’hui, si la reconstruction se fait, il y aura des beaux souvenirs pour la génération à venir. Moi aussi, avec mes enfants , je viendrai ici… » insiste-t-elle.

Pour Léo Marais, ancien conseiller municipal très investi dans la sauvegarde de ce patrimoine, la rénovation doit servir de levier social, notamment via des chantiers-écoles. « Ça pourrait permettre à une dizaine de jeunes, par exemple, de travailler sur la menuiserie, la charpente, la restauration, les finitions. Il y a plusieurs corps de métier qui interviennent, et là, on a la possibilité d’appuyer, d’accompagner des jeunes sur une formation et un future job par la suite », sourit-il.

La commune réfléchit désormais à la future utilisation du site, entre lieu culturel et salle des mariages. Un bâtiment chargé d’histoire, qui devrait donc retrouver une seconde vie dans les prochaines années.

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