La commune de Arue va désormais pouvoir lancer la restauration de la Saintonge, bâtiment du XIXè siècle qui a longtemps été sa mairie, grâce au soutien du Pays et de l’État.
L’arrêté classant la Saintonge comme bâtiment historique « en vue de sa protection et de sa conservation » a été publié mercredi 6 mai au Journal Officiel de la Polynésie. Celle-ci, précise le texte, ne peut désormais faire l’objet « d’aucune destruction, transformation, restauration ni réparation sans autorisation préalable de l’autorité compétente ».
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Un dénouement attendu de longue date par la mairesse Teura Iriti, après plusieurs années d’incertitude sur le sort du bâtiment.
« On peut enfin parler de la rénovation, tant attendue par tous. Arue est une ville de la royauté, il ne faut pas l’oublier. Il y a toute une histoire (…). La Saintonge pourrait aussi être quelque chose qui attirera nos touristes, nos visiteurs. Pour avoir côtoyé beaucoup de personnes sur Arue, ils m’ont dit : ‘Tavana, on a grandi avec, on s’est mariés dans cette Saintonge. Ce serait bien qu’on la garde’ »
Au-delà de l’aspect institutionnel, l’attachement affectif de certains Tahitiens est réel. Tehina, une habitante de Papeete, partage ses souvenirs et ses espoirs pour les générations futures. « On a su que c’était une mairie, qu’il y avait des gens qui se mariaient dedans… on a eu l’occasion de voir ça, et aujourd’hui, si la reconstruction se fait, il y aura des beaux souvenirs pour la génération à venir. Moi aussi, avec mes enfants , je viendrai ici… » insiste-t-elle.

Pour Léo Marais, ancien conseiller municipal très investi dans la sauvegarde de ce patrimoine, la rénovation doit servir de levier social, notamment via des chantiers-écoles. « Ça pourrait permettre à une dizaine de jeunes, par exemple, de travailler sur la menuiserie, la charpente, la restauration, les finitions. Il y a plusieurs corps de métier qui interviennent, et là, on a la possibilité d’appuyer, d’accompagner des jeunes sur une formation et un future job par la suite », sourit-il.
La commune réfléchit désormais à la future utilisation du site, entre lieu culturel et salle des mariages. Un bâtiment chargé d’histoire, qui devrait donc retrouver une seconde vie dans les prochaines années.



