Le CET de Bora Bora saturé, un projet de pyroliseur à l’étude

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Le centre d’enfouissement technique (CET) de Bora Bora arrive à saturation, avec une fin d'exploitation prévue pour la fin de l'année 2026. Face à l'urgence et au manque de foncier, la commune étudie une solution innovante : la mise en place d'un pyrolyseur pour transformer les déchets ménagers en électricité.

Le centre d’enfouissement technique de Bora et ses installations s’éntendent sur près de 75 000 mètres carrés. Malgré cette surface, l’espace vient à manquer.

« Le CET de Bora Bora comprend deux types de casiers. Des casiers avec les déchets de catégorie 2, donc les ordures ménagères. Et ensuite, le casier avec les déchets de catégorie 3, les déchets encombrants, explique Gérald Puchon, responsable environnement de la commune de Bora Bora. Les deux casiers arrivent à saturation, le plus urgent étant le casier de catégorie 2, les ordures ménagères. On estime une fin d’exploitation à cette fin d’année 2026. » 

 

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Chaque année quelques 2500 mètres cubes de déchets ménagers de la perle du Pacifique sont enfouis. Un volume en hausse avec la fréquentation touristique, mais surtout du foncier qui se raréfie pour la commune. Une fois que ce casier sera refermé, il faudra bien en rouvrir un autre.

La commune étudie une autre piste : celle d’une machine qui transforme les déchets en charbon et en énergie. « Tavana a pensé à mettre en place une pyrolyse. La pyrolyse c’est une machine qui fonctionne à 1000 degrés et qui devrait brûler tous les déchets qu’il y a ici, annonce Raimanutea Tinorua, conseiller municipal de Bora Bora. En sortie de machine, il y a une chaleur qui devrait être réutilisée pour faire de l’électricité. Dans un premier compartiment du pyrolyseur, les déchets seront brûlés et cette fumée part dans un deuxième compartiment qui sera aussi brûlé. »

La transformation du CET en unité de pyrolise a un coût : 700 millions de Fcfp. Le maire a déjà visité des installations en Allemagne et en Suisse. Reste à boucler le montage financier et trouver des financements pour les études de faisabilité.

Le manque de place sur l’île de Bora Bora, ce n’est pas que les déchets ménagers. 700 carcasses de véhicules s’entassent sur un terrain de 4000 m2. La commune cherche des solutions et active tous ces réseaux afin de libérer de la place et redessiner les contours de la perte du Pacifique.

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