Un document rare qu’on pourrait croire sorti d’outre-tombe. Une vidéo des Tamarii Volontaires, tournée à Damas, en Syrie. Nous sommes en 1941. Malgré la deuxième guerre mondiale, la Bataillon du Pacifique ne perd pas le sourire.
Le spécialiste de cette page d’histoire Jean-Christophe Shigetomi a identifié Charles Spitz, dit ‘Talo’ : c’est le danseur de gauche, grièvement blessé à la gorge à Bir-Hakeim et qui mourra lors de son opération à Beyrouth.
“Celui qui danse avec lui, c’est Pierre Tixier, né à Niau ; il survit, revient en 1943 et sera au côté de Pouvana a Oopa lors de l’affaire du Ville d’Amiens” précise Jean-Christophe Shigetomi. “Piirani Puairau se lève aussi à la fin, lui et son frère vont survivre” . Tous deux avaient constitué une petite formation musicale, The Puairau Brothers.
L’historien reconnaît aussi Revatua Teupotahiti à la guitare, “l’un des guitaristes renommés du Bataillon du Pacifique”.
Ces images sont les rares témoignages des Tamari’i Volontaires, aux antipodes du fenua. Beaucoup ne sont jamais revenus.







