“Je savais qu’un jour on m’accuserait” : 2 ans de sursis pour des agressions sur sa petite nièce

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Un homme de 55 ans a été condamné, ce mardi, à 2 années de prison avec sursis pour des exhibitions et des attouchements commis sur sa jeune nièce. Des accusations qu’il a niées à l’audience, n’étant, selon ses dires, pas “ce genre de personne”. “Ça s’est vraiment passé”, a réaffirmé la petite, invitée à témoigner.

C’est une enfant. Moi je suis un adulte. Qui me croira ? Personne !” Paroles prémonitoires pour ce quinquagénaire jugé pour des agressions sexuelles sur sa nièce d’une dizaine d’années.

Des faits d’exhibition, de baisers forcés et d’attouchements commis dans le cagibi de la maison du prévenu, ou dans sa cuisine. Ils ont débuté alors que la petite était en classe de CP et s’étaient reproduits sur une longue période.

Comme lors de l’enquête, ce jardinier de profession s’est dit innocent : “C’est faux. Je ne suis pas ce genre de personne. Je ne lui ai rien fait”.

Je savais qu’un jour on m’accuserait. J’avais déjà anticipé ça. Ma belle sœur ne m’aime pas”, a-t-il enchainé, laissant entendre qu’il était victime d’un complot familial.

Vous pensez que la maman a dit à sa fille de raconter ça pour vous faire du tort ? Vous pensez qu’à 10 ans une petite fille est capable d’aller devant un enquêteur pour raconter ce genre de choses ? Et c’est très détaillé”, a retorqué le président du tribunal.

Invitée à témoigner à la barre, la petite victime n’a pas tremblé : “C’est faux ce qu’il a dit. Ça s’est vraiment passé”. “J’ai toujours peur aujourd’hui quand je passe devant chez lui”, a-t-elle ajouté.

Pour appuyer l’accusation : les conclusions de l’expert psychologue qui s’est entretenu avec la fillette. Elles font état de “traumatismes de nature sexuelle”.

Peu de doutes, donc, pour la procureure, quant à la véracité des accusations : “Il n’y a pas de preuve. C’est ce qui rend ce dossier difficile. Mais ma conviction est qu’il est coupable et qu’il ne veut pas reconnaitre les faits”.

Un avis partagé par les magistrats du tribunal. Le quinquagénaire a été condamné à 2 années de prison avec sursis et à une obligation de soins psychologiques. Son nom sera inscrit au fichier des agresseurs sexuels.

Le tribunal lui a également fait interdiction d’entrer en contact avec sa nièce à laquelle il devra verser 800 000 francs de dommages et intérêts.

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