Étude Fenua Metabogout : la recherche au cœur des maladies métaboliques

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L'étude Fenua Metabogout entre dans sa phase finale au laboratoire du CHPF. En examinant les liens génétiques et hormonaux entre la goutte, le diabète et l’obésité, le programme vis à ouvrir la voie à de nouveaux traitements. Un appel aux volontaires est lancé jusqu'au 17 avril.

Lancée l’année dernière, l’étude Fenua Metabogout touche à sa fin et mobilise actuellement les équipes du laboratoire du Centre Hospitalier de la Polynésie Française (CHPF). Ce projet de recherche ambitieux vise à caractériser le paysage génétique de pathologies très présentes sur le territoire : la goutte, le diabète de type 2 et l’obésité.

Au laboratoire, le travail est minutieux. Les prélèvements sanguins et urinaires sont triés sur la chaîne automatisée et centrifugés jusqu’à 3 500 tours par minute pour séparer les composants du sang. L’objectif est d’analyser un large panel incluant des hormones comme l’insuline, ainsi que des paramètres tels que le calcium, le potassium ou les graisses.

« On regarde tout son ensemble, pour voir si c’est lié à une alimentation ou si c’est vraiment lié à tout ce qui est génétique. Ensuite on va stocker les analyses, on les garde toutes, et on a un tube spécial, c’est le tube PAXgene, pour l’ADN », résume Toimata Raoul, technicienne de laboratoire.

Du diagnostic au traitement des crises

L’étude s’intéresse également aux cas les plus critiques. Lors d’une crise de goutte, l’articulation devient rouge, gonflée et extrêmement douloureuse. Le Dr Erwan Oehler, médecin interniste, explique l’importance de la ponction articulaire. « Souvent les patients n’arrivent plus à marcher, à se servir du membre qui est atteint, et donc ils prennent des traitements pour essayer de diminuer cette douleur. Il y a du liquide articulaire qui apparaît, qui devient très important en volume. Nous, ce que l’on fait ici, en milieu hospitalier, c’est qu’on va faire une ponction articulaire, qui va permettre d’être sûr du diagnostic, et d’être sûr que c’est bien de la goutte, et pas autre chose comme une infection ».

Le liquide prélevé est ensuite analysé au microscope pour comprendre ce qui différencie un patient en crise d’un patient sain, dans l’espoir de découvrir de nouvelles pistes thérapeutiques.

Appel aux volontaires

Pour garantir des résultats représentatifs, les chercheurs ont besoin d’un maximum de participants. L’étude comprend également un volet de suivi pour les patients ayant déjà participé à une première étape en 2021.

Conditions de participation :

Être âgé de 18 à 75 ans.

Être d’ascendance polynésienne.

Se manifester avant le 17 avril

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