Dans le Pacifique, comme ailleurs sur le territoire national, le public a été invité à voter pour départager des œuvres nécessitant une restauration. Et c’est un pétroglyphe du Musée de Tahiti et des îles qui l’a emporté avec 78% des suffrages (2719 voix).
Découvert en 1925, le pétroglyphe dit « des jumeaux de Taipaeru’i » est aujourd’hui exposé dans les jardins de l’établissement.
« Gravé par piquetage sur une grande pierre, il représente des figures symboliques associées à une légende locale liée au district ancien de Punaauia. Selon le récit, la pierre marque la sépulture de jumeaux morts à la naissance et porte l’image des enfants ainsi que celle d’une anguille, gardienne spirituelle du lieu », indiquent les organisateurs du concours.
L’œuvre « témoigne à la fois d’un épisode tragique et de la dimension religieuse, mémorielle et symbolique de l’art rupestre polynésien. Il constitue un élément majeur du patrimoine culturel de Tahiti », ajoutent-ils.
Une enveloppe de 8 000 euros (environ 960 000 francs), débloquée par Allianz France, permettra de la restaurer. Le pétroglyphe a en effet besoin d’une « protection contre les intempéries, car l’eau de pluie favorise son érosion et le développement de mousses ».
Le projet « prévoit la construction d’une structure en bois, sur laquelle une couverture végétale sera ajoutée ultérieurement pour préserver la pierre ».
En mars dernier, le tableau « La Fuite en Égypte », visible sur les murs de la chapelle Saint-Joseph à Paopao à Moorea, avait déjà pu bénéficier du même dispositif.



