Vivre au rythme des cargos : le défi du ravitaillement aux Tuamotu

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Dans les îles Tuamotu, le ravitaillement maritime rythme la vie quotidienne. À Rangiroa , deux bateaux assurent l’approvisionnement, avec seulement deux rotations par mois. Des arrivées attendues avec impatience par les habitants.

Pour les îles isolées des Tuamotu, l’arrivée d’un bateau n’est jamais anodine. Ce matin, c’est le Maris-Stella qui est à quai. À son bord, près de 1 000 tonnes de marchandises : nourriture, gaz, carburant, mais aussi matériaux de construction. « Ce que les gens demandent le plus, c’est l’eau, les limonades, et les matériaux de construction, remarque Michel Manuel, docker. On peut aller jusqu’à 1000 tonnes. C’est suivant les grands chantiers. C’est Rangiroa qui commande le plus, et en ce moment, le tonnage augmente aussi pour Fakarava. »

À Rangiroa, ces navires constituent le principal lien avec Tahiti. Deux bateaux desservent les îles chaque mois. Le jour de l’arrivée, le quai s’anime : habitants, commerçants et professionnels viennent récupérer leurs commandes, parfois passées depuis plusieurs semaines. « C’est important. Dans les magasins, les stocks s’épuisent vite et des fois il y a des choses qu’il n’y a pas ici donc on est obligés de commander« , confie Doris, habitante et propriétaire d’une roulotte.

Le bateau reste environ deux jours à quai, le temps de débarquer l’ensemble du ravitaillement. Une organisation bien rodée, mais qui nécessite de l’anticipation, notamment en cas de retard ou de panne. « Il n’y a plus le Dori. On fait avec le Maris-Stella, éventuellement le Mareva Nui mais là il est apparemment aussi en grosse panne. Ça va être difficile. Il faut qu’on commande plus, des congélateurs pour faire du stockage… »

Dans ces îles éloignées, chaque arrivée de bateau est donc bien plus qu’un simple passage : c’est un moment clé pour l’économie locale et la vie quotidienne des habitants.

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