À la caserne Bruat de Papeete, gendarmes, familles, et représentants des autorités se sont rassemblés pour une cérémonie d’hommage « aux héros de la gendarmerie », ceux qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions.
Derrière chaque nom, un parcours, des proches et des collègues endeuillés. En 2025, ce sont 6 militaires et 2 personnels civils de la gendarmerie qui sont décédés.
« Sur les 8 morts, malheureusement cette année, il y a un Polynésien qui servait au commandement. Les autres servaient ailleurs. Il est mort jeune, il avait une cinquantaine d’années. Pour le commandement, ça a été un moment extrêmement difficile. Mais on va de l’avant. On est habitués au culte de la mission. La camaraderie et la formation font le reste », explique le commandant de la gendarmerie en Polynésie, le général Stéphane Brunet.
L’hommage s’est également adressé à ceux qui sont encore en service et qui ont accompli des actes courageux : interventions à risque, secours à des personnes en danger, situations d’urgence gérées avec sang-froid.
4 gendarmes de l’antenne du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) de Papeete ont ainsi été distingués pour leur héroïsme. Et c’est visage masqué qu’ils ont été décorés.
« Leur anonymat est préservé par les fonctions qu’ils occupent. Ils ont servi dans un contexte dégradé, d’insurrection, en Nouvelle-Calédonie. Ils ont eu un comportement, soit héroïque, soit exemplaire. C’est la reconnaissance d’un acte particulier. Je pense que cela fait partie de l’histoire militaire individuelle. cela fait partie des moments dont on doit se souvenir. Cela permet aussi de dépasser ces événements-là et de continuer à servir avec une grande détermination », ajoute le général Brunet.
En Polynésie française comme partout sur le territoire national, la gendarmerie rend hommage à celles et ceux qui incarnent, chaque jour, l’honneur de servir, parfois au péril de leurs vies.



