Les banques signent la gratuité des abonnements en ligne pour les particuliers

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L’ensemble des organismes bancaires se sont retrouvés ce vendredi matin au haut-commissariat pour signer un nouvel accord afin de modérer les tarifs bancaires aux particuliers. Une entente mise en place depuis plus de 10 ans et qui se penche notamment sur l’inclusion et l’accompagnement des foyers les plus fragiles. Autre objectif : réduire l’écart avec les tarifs pratiqués dans l'Hexagone.

Cet accord, signé avec les directeurs des principales banques, établissements de paiement et le haut-commissariat, pour la période 2026-2028 vise à réduire les écarts tarifaires avec l’Hexagone et à renforcer l’inclusion bancaire, notamment pour les clients financièrement fragiles.

« C’est un engagement des banques, notamment de geler l’ensemble de leurs tarifs pendant trois ans. Dans un contexte où en métropole les tarifs bancaires ont beaucoup augmenté, on est à plus 3% par exemple, eh bien les banques locales, elles, ont fait un effort particulier puisqu’elles ont notamment décidé de maintenir leurs tarifs pendant trois ans, ce qui est un bel effort cette année« , estime Thierry Beltrand, directeur de l’IEOM Polynésie.

Une harmonisation encore en déséquilibre avec les tarifs appliqués dans l’Hexagone.

À l’image des frais des tenus de compte. Si en Polynésie le cout annuel moyen est de 4 445 Fcfp, dans l’hexagone ces frais s’élèvent à 3 000 Fcfp malgré une augmentation de près de 6% en 2026. 

« Effectivement, il y a des tarifs qui sont plus élevés, d’autres qui le sont moins, donc on mesure tout ça et l’objectif de ces accords, c’est d’arriver à une convergence petit à petit des tarifs locaux vers les tarifs métropolitains. On n’y est pas encore pour certains tarifs, même si pour d’autres c’est déjà le cas, donc pour ceux où on est en retard, eh bien il y a effectivement un effort qui est fait pour pouvoir y converger petit à petit. »

Parmi les annonces les plus impactantes, celle de la gratuité des abonnements aux services bancaires en ligne. « Ça permet aux clients polynésiens d’avoir une offre digitale en banque à distance, donc ils pourront faire des virements de compte à compte, des virements locaux pour payer leurs factures de vie courante, en fait l’électricité, l’abonnement téléphonique, explique Regis Chang, président de la délégation locale de la fédération bancaire française. Et la banque à distance, elle permet d’avoir un canal de dialogue avec les clients où on peut échanger des documents, on peut surtout toucher les îles éloignées parce qu’on n’a pas des agences partout. »

Ces mesures servent aussi et surtout à minimiser l’impact de ces frais sur les foyers les plus fragiles qui seraient de plus en plus nombreux malgré une conjoncture économique globale favorable.

« La Polynésie est marquée quand même par beaucoup d’inégalités entre les populations et ce que l’on observe, c’est que peut-être les populations les plus fragiles souffrent encore davantage, note Thierry Beltrand. Alors que l’économie se porte bien, beaucoup en profitent et tant mieux, mais par contre d’autres au contraire reculent. L’an dernier, un nombre accru de dossiers de surendettement, nous avons eu 240 dossiers contre 180 l’année précédente, donc c’est une augmentation relativement forte. Et d’autres indicateurs montrent aussi un certain ralentissement de la consommation. »

Ce 5e accord concerne uniquement les comptes particuliers et n’empêche pas les établissements bancaires d’augmenter leurs tarifs sur d’autres services.

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