Opération séduction pour le groupe Brasserie de Tahiti qui a invité le président Brotherson et une partie de son gouvernement à découvrir son usine de la Punaruu, fleuron de l’industrie du Fenua.
« On a reçu une délégation de l’Assemblée, conduite par Tematai Le Gayic, il y a deux mois. Et la perception de cette délégation a montré qu’ils avaient une vision un petit peu erronée d’un tel outil de travail. Donc j’ai invité le président Brotherson (…) à venir visiter l’usine et je suis particulièrement fier qu’il ait accepté », explique Bruno Bellanger, le directeur général délégué.
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Avec 430 employés et 80 millions de litres de boissons, toutes confondues, qui sortent chaque année des lignes de productions, l’usine a de quoi séduire.
« Ça fait partie des industriels les mieux équipés, qui ont des process les mieux calibrés, donc c’était important pour nous de venir voir l’outil de production et de rencontrer aussi les hommes », indique Moetai Brotherson.
« On a vu des démarches RSE, des démarches environnementales, des démarches également en termes de santé, avec, sur les boissons gazeuses, du moins celles qu’ils représentent, une démarche d’abaissement des seuils de sucre. Donc c’est intéressant de venir voir », ajoute le président du Pays.
Autre objectif du groupe représentant de nombreuses marques internationales : développer le « made in fenua ».
« Ce qu’on cherche à faire, c’est de remplacer l’importation par de la production locale. Cet outil-là peut être exploité bien plus qu’il ne l’est aujourd’hui, aujourd’hui (…) Si on arrive à récupérer des marchés en compensation de l’importation locale, on sera les plus heureux du monde. Ça créera de l’emploi, ça créera de la valeur ajoutée, ça sera bon pour tout le monde », souligne Bruno Bellanger.
Le groupe Brasserie de Tahiti et ses filiales affichent un effectif total de 2 000 employés pour un chiffre d’affaires en 2023 avoisinant les 45 milliards de francs.



