Dans le lagon, des lycéens assistent à la ponte spectaculaire des coraux Porites

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Phénomène discret mais essentiel à l’équilibre des récifs, la ponte des coraux s’est produite ce vendredi matin dans le lagon. Des élèves de la filière Gestion des milieux naturels du lycée John Doom ont pu observer cet événement rare, aux côtés de l’association Tama no te Tairoto, lors d’une sortie pédagogique dédiée à la reproduction des coraux.

À 7 h 15 précises ce vendredi, le lagon a été le théâtre d’un phénomène aussi discret que fondamental : la reproduction des coraux Porites rus. En libérant simultanément leurs gamètes dans l’eau, ces coraux massifs participent au renouvellement naturel des récifs, un mécanisme essentiel à la survie des écosystèmes marins.

Grâce à l’association Tama no te Tairoto, des élèves de la filière Gestion des milieux naturels et de la flore (GMNF) du lycée John Doom ont pu assister à cet événement rarement observé. Une première pour plusieurs d’entre eux.

 

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« Dans l’eau, j’ai pu observer des coraux qui pondent, c’était la première fois que j’assistais à ce phénomène », explique Noheavai Mottet, élève en GMNF. « J’ai observé que les coraux pondent et beaucoup d’autres choses bizarres. J’avais déjà vu ça, mais je ne savais pas vraiment ce que c’était », ajoute Enotarii Ariioehau, également étudiant dans la filière.

Cette sortie de terrain s’inscrit pleinement dans le programme pédagogique des élèves, qui, après avoir étudié les milieux terrestres, découvrent désormais les écosystèmes lagonaires à travers des observations concrètes.

« En première et en terminale, on parle beaucoup des milieux naturels, de la manière de les protéger, de les gérer et de leur importance. Le corail et le récif constituent un habitat. Pouvoir observer sa reproduction permet de comprendre concrètement qu’il est vivant », souligne Sarah Coelho Bruni, professeure principale de la filière GMNF.

La ponte des coraux obéit à un calendrier extrêmement précis, lié notamment aux cycles lunaires et au lever du soleil, et se déroule de manière synchronisée à grande échelle. Un processus naturel déterminant pour la régénération des récifs.

« Pour régénérer un récif à très grande échelle, les actions humaines comme la plantation de coraux restent limitées. Tu peux le faire sur une petite zone, mais pour régénérer une île entière il n’y a que ce phénomène-là qui peut être efficace. Il y a quand même beaucoup de personnes qui sont conscientes que ce phénomène existe, et qui veulent aller voir, mais aujourd’hui ce qui est difficile, c’est de trouver les accès pour aller en bord de mer faire les observations« , explique Vetea Liao, directeur de l’association Tama no te tairoto.

À la fois scientifique et pédagogique, cette observation rappelle que la protection du récif passe d’abord par une meilleure compréhension de ces moments clés de la vie du lagon — et par le respect de ces phénomènes naturels essentiels.

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