L’affaire dite « du studio de la rue Cardella » connaît un nouveau chapitre judiciaire décisif. Ce jeudi, Pascale Haiti s’est présentée devant la cour d’appel de Papeete, non plus seulement comme représentante à l’assemblée, mais comme candidate déclarée aux prochaines élections municipales de la capitale.
Pour rappel, le couple Flosse avait été condamné en 2024 pour avoir prétendu résider dans un studio de 15 m² afin de permettre à l’ancien président du Pays de s’inscrire sur les listes électorales de Papeete, en vue des municipales 2020. La justice avait alors pointé du doigt un faux bail de sous-location. Si la culpabilité des époux a été établie, la Cour de cassation a annulé les peines en mai 2025, estimant que ces dernières n’avaient pas été suffisamment motivées par la situation personnelle et sociale des prévenus.
L’audience de ce jeudi vise donc à revoir le quantum de la peine. Les réquisitions du parquet se sont avérées sévères : 5 ans d’inéligibilité contre Pascale Haiti.
Le spectre de l’exécution provisoire
Tout l’enjeu de la défense, portée par Me Dominique Antz, repose désormais sur une mention juridique précise : l’exécution provisoire. Si la peine est assortie de l’exécution provisoire le 19 février prochain : Pascale Haiti sera immédiatement frappée d’inéligibilité, mettant un terme instantané à ses ambitions municipales. Si l’exécution provisoire n’est pas prononcée : l’élue pourra de nouveau se pourvoir en cassation. Ce recours, par son caractère suspensif, lui permettrait de maintenir sa candidature, de faire campagne et potentiellement d’être élue, en attendant que la plus haute juridiction française ne tranche de nouveau.
Pascale Haiti-Flosse et ses soutiens sont désormais tournés vers la date du 19 février, jour où la cour d’appel rendra son délibéré.



