Dans les îles éloignées, une incertitude pèse sur le transport aérien inter-îles. La délégation de service public (DSP) d’Air Tahiti arrive à échéance le 30 juin. Sans prolongation ou nouvelle DSP signée, la compagnie ne peut pas mettre à la vente ses vols à partir du 1er juillet. Les tarifs et les fréquences sont fixés par le Pays.
« Nous sommes actuellement en discussion avec l’opérateur historique pour une prolongation de cette DSP, pour se laisser le temps, puisqu’on a commandé un nouveau schéma directeur de l’aérien domestique, déclare le président Moetai Brotherson. On ne peut pas décemment proposer une nouvelle DSP avant d’avoir eu les résultats de ce schéma directeur. Il nous sera livré en juin. Après, il faut le temps de le digérer, de l’incorporer dans la nouvelle DSP.
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Alors que le calendrier de réservation de séjours en Polynésie débute à l’international, impossible de réserver actuellement un séjour dans certaines îles comme Manihi, Mataiva, Ua Pou, Ua Huka ou encore Raivavae ou Rurutu.
Une situation qui bloque toute visibilité à la fois pour les habitants des îles, les voyageurs et les professionnels du tourisme.

L’île de Mangareva aux Gambier est desservie par deux vols hebdomadaires. L’organisation touristique de l’archipel pourrait être fragilisée si la prochaine DSP est modifiée.
« De 1 vol en 97, aujourd’hui, on en a 8 et je ne sais pas si Air Tahiti va pouvoir continuer avec 2 vols par semaine, confie Bianca Urarii, propriétaire d’une pension de famille. Et du coup, c’est pour ça qu’avec le comité du tourisme, nous avons préparé avec tous les acteurs économiques de notre archipel des événements tous les 2 mois afin de pouvoir attirer du monde davantage et pouvoir remplir les vols du samedi et du mardi. »
La desserte aérienne, véritable lien entre Tahiti et les îles éloignées est pour l’instant mis en suspens pour les six derniers mois de l’année.



