Le drame s’était produit au matin du 1er janvier 2020, à Tautira. Passablement ivre, le prévenu avait rejoint son domicile avec l’un de ses cousins. Celui-ci lui a fait part d’une « rumeur » selon laquelle, le prévenu avait violenté des enfants dans la soirée.
Persuadé, sans aucun fondement, que l’accusation venait ses voisins, avec laquelle lui et ses proches étaient en conflit, il a commencé à les invectiver. Puis il s’est mis à jeter des cailloux dans leur direction.
Deux d’entre eux ont atteint du patriarche de la famille âgé de 70 ans lui occasionnant un enfoncement de la boite crânienne de près d’1,5 centimètre. À la suite de quoi le septuagénaire s’est retrouvé lourdement handicapé.
« Ça a été un bouleversement total dans sa vie. Les médecins ont relevé à une infirmité de 83%. Il était alité 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Son épouse s’est transformée en aidante, ainsi que 2 enfants », a indiqué l’avocate de la famille, Me Myriam Toudji.
Le vieil homme est décédé 4 ans plus tard, a-t-elle poursuivi, « très probablement des conséquences médicales de ce geste ».
« On était en conflit avec eux. J’ai cru que c’étaient eux. J’étais bourré, complétement bourré », a déclaré à la barre l’auteur des faits. Un homme au « retard mental léger », selon l’expertise psychiatrique qui a conclu que son discernement était altéré au moment des faits.
Une donnée prise en compte par le tribunal qui l’a condamné à 2 ans de prison avec sursis. Une audience sur intérêts civils se tiendra en septembre prochain pour évaluer le montant des dommages et intérêts qu’il devra verser.
La CPS a réclamé 29 millions de francs, soit le coût des soins dont a bénéficié la victime avant de décéder.



