Judo : onze nouvelles ceintures noires au fenua

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La cérémonie traditionnelle du Kagami Biraki a souligné la bonne dynamique du judo polynésien, avec la remise officielle du 1er dan à onze judokas, dont deux jeunes filles, samedi à l'EJJP.

« Polir, nettoyer le miroir », « casser le miroir », « le jour des armures », « briser les gâteaux de riz » : voici quelques traductions possibles de l’intraduisible cérémonie du Kagami Biraki, un ancien rituel samouraï réutilisé par Jigoro Kano, le fondateur du judo, dès 1884.

C’est une cérémonie culturelle et sociale, qui a lieu traditionnellement le 11 janvier au Japon, et la troisième semaine de janvier en Polynésie. Un moment pour célébrer les anciens, qui remontent sur le tatami. Pour admirer un kata de ne-waza (judo au sol) ou une démonstration de iaido, l’art du sabre japonais. Pour déguster quelques pâtisseries et un verre de saké. Et pour remettre les diplômes et la ceinture noire aux judokas qui ont passé leur premier dan en 2025.

Ils sont onze, âgés de 15 à 50 ans… mais d’autres judokas (et particulièrement des judokates) ont déjà le niveau de la ceinture noire et ont passé les UV nécessaires (points en combat, arbitrage, maîtrise des techniques et katas) : encore trop jeunes pour prétendre au 1er dan, ils se verront remettre leur ceinture l’an prochain, après leurs quinze ans. Une dynamique chez les jeunes, combinées aux excellents résultats de la Fédération aux dernier Jeux du Pacifique, qui confirme la bonne santé du judo local… et laisse espérer un carton plein aux Jeux de 2027, à domicile.

Le président de la commission des grades Arnaud Laboube (5ème dan) a aussi décerné le deuxième dan à un judoka, Evan Jolif, qui était déjà ceinture noire. Car au Japon (où il n’y a pas de ceintures de couleur), la ceinture noire n’est pas une fin en soi. Mais simplement la reconnaissance que l’on peut entrer dans l’apprentissage… et persévérer, une vie durant, dans la voie de la souplesse.

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