Sur les courts, le padel attire toujours plus de pratiquants et les compétitions se multiplient. Mais en dehors des terrains, les échanges se compliquent entre la Fédération Tahitienne de Tennis et Alain Siu, le président de l’AS Phénix.
La semaine dernière, en direct sur TNTV, celui-ci a évoqué la création d’une nouvelle fédération. “Avoir un directeur technique, c’est un seul par fédération. Même si on reste sous l’égide de la fédération de tennis, on ne peut pas en avoir deux. On est donc pour s’émanciper pour avoir plus de suivi sur les formations de nos joueurs. On a besoin d’un DTN. D’où la création d’une fédération, à terme”, a-t-il expliqué.
Dès le lendemain de ces déclarations, la fédération de tennis a réagi. Sur ses réseaux sociaux, elle a publié un démenti et rappelé que le padel relève toujours de son champ de compétences.
“Il y a un cadre dans toutes les actions que nous menons. Si on organise des tournois et que l’on veut que les résultats soient pris en compte, il faut demander une homologation (…) Le cadre est fédéral. Il faut le respecter. Il y a des actions que nous menons en relation avec des partenaires de l’extérieur. Il faut un minimum de respect”, a estimé Ruth Manea, la présidente Fédération Tahitienne de Tennis.
Au centre des tensions : l’organisation du padel et son avenir. Pour la fédération, la priorité reste claire : la préparation des Jeux du Pacifique 2027, où seul le tennis est concerné.
“Les actions prioritaires seront celles autour de l’organisation de tournois de tennis, de la préparation de la présélection”, a ajouté Ruth Manea.
De son côté, Alain Siu a souhaité calmer le jeu. Il a dit avoir pris du recul dans la gouvernance du padel, sans renoncer à sa vision pour l’avenir.
“On arrête là. On a les Jeux chez nous l’année prochaine. C’est la priorité aux Jeux. Le padel n’est pas aux Jeux. Je ne comprends pas pourquoi ils insistent. Pour nous, c’est bon. Le tournoi international, c’est un évènement privé. Il n’y a pas d’homologation”, a-t-il indiqué.
Entre cadre fédéral et volonté d’émancipation, le dialogue reste fragile. Mais ce débat illustre aussi le succès grandissant de la pratique du padel au Fenua.



