Fusées de détresse : un usage abusif qui mobilise inutilement les secours en mer

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Depuis le début de l’année 2026, les services de secours en mer font face à une recrudescence d’alertes déclenchées par des tirs de fusées de détresse. Des signaux parfois utilisés hors de tout danger réel, obligeant les autorités à engager des moyens lourds pour lever le doute et assurer la sécurité en mer.

Trois opérations de recherche et de sauvetage en seulement dix jours. C’est le bilan dressé par le JRCC Tahiti depuis le début de l’année 2026, face à une utilisation jugée préoccupante des fusées de détresse, communément appelées « fusées rouges ».

Dans chacun de ces cas, les alertes ont été prises très au sérieux. Si l’origine terrestre d’un tir a pu être confirmée une fois, les deux autres signalements ont nécessité le déploiement de moyens de secours, dont l’hélicoptère inter-administration Dauphin, afin de s’assurer qu’aucune embarcation ni aucune personne ne se trouvait en situation de danger.

Des opérations coûteuses, complexes et parfois risquées pour les équipes engagées. C’est pourquoi le Haut-Commissariat de la République en Polynésie française rappelle que les fusées de détresse sont strictement réservées aux situations de péril réel et immédiat, comme un naufrage ou une personne à la mer. Leur utilisation à des fins festives ou assimilées à des feux d’artifice est formellement interdite.

Le non-respect de cette règle n’est pas sans conséquence. Tout usage abusif expose son auteur à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 3,6 millions de Fcfp d’amende, conformément au code des transports.

Les autorités insistent également sur le traitement des fusées périmées, qui doivent impérativement être rapportées au point de vente pour destruction ou recyclage. Les jeter à la décharge ou les utiliser reste interdit, en raison des risques qu’elles représentent.

Enfin, les services de l’État appellent à la vigilance lors de l’organisation de feux d’artifice ou de lâchers de lanternes volantes à proximité du littoral. Sans signalement préalable au JRCC Tahiti, ces dispositifs peuvent être confondus avec des signaux de détresse et déclencher, à tort, des opérations de secours mobilisant d’importants moyens humains et matériels.

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