C’est un navire de la Marine nationale qui a intercepté vendredi le navire suspect dans la zone maritime de Polynésie française. Le contrôle à bord a permis “la découverte de 96 ballots contenant un total de 4,87 tonnes de cocaïne” précise le communiqué du haut-commissariat.

Cette opération, coordonnée par le haut-commissaire, “a mobilisé d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française (FAPF), en lien étroit avec la gendarmerie nationale et l’antenne locale de l’office anti-stupéfiants (OFAST)”.
La cargaison saisie, en provenance d’Amérique centrale, a été interceptée alors qu’elle était en transit vers le Pacifique Sud-Ouest. En dépit de cette saisie record, les marins ne seront pas poursuivis.
« L’article 17 de la Convention de Vienne prévoit que la Marine peut intercepter un navire en haute mer, après des vérifications sur l’état de pavillon, et demander au procureur (et le haut-commissaire est impliqué dans la décision) s’il accepte que la procédure ne soit pas judiciarisée, et qu’elle ne soit donc traitée qu’au plan administratif » a précisé la procureure Solène Belaouar. Cela permet de concentrer les effort judiciaires locaux sur les affaires locales. Mais cela engendre aussi l’absence d’enquête et donc de poursuites de la Justice française à l’encontre des trafiquants. Leurs pays respectifs pourront cependant les poursuivre s’ils le souhaitent.
La drogue a été jetée à la mer.
Cette saisie confirme que la Polynésie française est située sur un axe désormais majeur du trafic international de drogues entre Amérique du Sud ou centrale, et Australie.




