Après deux ans de taxation, les véhicules hybrides et électriques de nouveau exonérés

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Attendue de longue date par les professionnels du secteur, la suppression des droits de douane sur les véhicules hybrides et électriques est entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Une mesure fiscale destinée à relancer un marché en perte de vitesse et à redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs.

C’est une décision qui pourrait redynamiser le marché automobile local. Depuis le 1er janvier, les véhicules hybrides et électriques de plus de quatre chevaux fiscaux sont à nouveau exonérés de droits de douane. Une exonération qui avait été supprimée en 2024 et 2025, entraînant le retour de cette taxation et un ralentissement des ventes de ces véhicules dits « propres ».

Pendant ces deux années, la hausse des prix avait freiné les intentions d’achat, tant chez les particuliers que dans les flottes professionnelles. « Nous avons senti ce frein de façon très sensible, lié à une augmentation des prix, tout simplement. Ce qui a fait que pour un certain nombre de consommateurs, l’achat d’un véhicule hybride ou électrique devenait prohibitif. Ces consommateurs se sont retournés naturellement vers l’achat de véhicules thermiques » explique Jean-Marc Léonetti, président du Syndicat polynésiens des concessionnaires automobiles.

 

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Si la dimension environnementale reste un argument, le choix d’un véhicule hybride ou électrique est avant tout motivé par des considérations économiques. À l’usage, les économies réalisées pèsent lourd dans la décision d’achat. « Même si on est à 12 000 ou 15 000 km par an, l’investissement d’un véhicule hybride vaut le coup, en termes écologiques mais également en termes économiques, puisque si on prend un SUV thermique et un SUV hybride, on va avoir une consommation qui est à peu près deux fois inférieure sur un SUV hybride. Donc, clairement, on le retrouve dans le porte-monnaie à la fin du mois également » souligne Alexandre Boitier, directeur marketing du groupe Solari Mobility.

Avec la suppression des droits de douane, les véhicules hybrides et électriques retrouvent désormais une compétitivité comparable à celle observée en métropole. Un argument supplémentaire pour convaincre les hésitants. « Quand on regarde les prix et équipements équivalents, on a les mêmes prix ici que ceux qu’on trouve en métropole. Clairement, les gens ne s’y trompent pas et je dirais qu’on n’a même pas besoin de les convaincre, en faisant eux-mêmes le tour des concessions et en regardant les véhicules. Ils voient spontanément l’intérêt qu’il y a à basculer sur ce type de véhicules qui sont les véhicules hybrides » ajoute Alexandre Boitier, directeur marketing du groupe Solari Mobility.

Les concessionnaires affirment par ailleurs avoir joué le jeu en répercutant immédiatement cette détaxe, y compris sur des véhicules importés avant l’entrée en vigueur de la mesure. « À partir du moment où la profession bénéficie de ce coup de pouce fiscal de la part du gouvernement, la moindre des choses, c’est effectivement de répercuter immédiatement cet avantage » insiste Jean-Marc Léonetti, président du Syndicat polynésiens des concessionnaires automobiles.

Selon le Syndicat polynésien des concessionnaires automobiles, les véhicules hybrides et électriques représentent actuellement près de 25 % du marché local. Un chiffre qui pourrait progresser dans les mois à venir, porté par ce nouvel allègement fiscal.

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