A Faa’a, un pont fragilisé empêche l’accès à plusieurs propriétés

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Traverser un pont pour sortir de chez eux menace leur sécurité. Plusieurs riverains de Faa’a se retrouvent bloqués sur l’une des berges de la Papehaua. Le cours d’eau, situé le quartier de Nuutania, est en effet traversé par un pont dont une partie s’est effondrée. Pour la sécurité des usagers, la commune a pris un arrêté pour en interdire l’usage. « Maintenant, pour faire nos courses, on est obligé de garer la voiture en bas et de faire de la marche. Et ce n’est pas la porte à côté », déplore une riveraine.

C’est un pont en apparence similaire à tous ceux qui enjambent les petits cours d’eau des quartiers de Faa’a. Si en surface, rien ne laisse apparaître une fragilité, l’ouvrage, constitué de plusieurs couches, est partiellement effondré.

D’un côté de la Papehaua, la route qui mène à Nuutania. De l’autre, huit logements et un entrepôt.  Ce pont est le seul accès pour circuler d’une rive à l’autre. En octobre 2024, la commune de Faa’a a pris un arrêté pour y interdire provisoirement la circulation.

 

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Depuis quelques jours, elle en a aussi bloqué l’accès. « Ce n’est plus comme avant. Maintenant, pour faire nos courses, on est obligé de garer la voiture en bas et de faire de la marche. Et ce n’est pas la porte à côté », souffle une riveraine.

« Il y a aussi nos personnes âgées qui sont malades. Ce n’est pas facile, car il faut les faire marcher », ajoute-t-elle.

Après un an de pourparlers avec les propriétaires des habitations du quartier enclavé : aucun accord n’a été trouvé pour financer la réhabilitation de l’ouvrage dont l’état s’est encore dégradé lors des grosses pluies du 23 decembre.  

« Ce pont, ce n’est ni la commune, ni les autorités du Pays qui l’a construit. Ce sont des personnes privées », souligne Me Stanley Cross, l’avocat de la commune de Faa’a.

 « Le maire, lui, a une obligation à l’égard de ses administrés de sécurité des biens et des personnes. Il avait le devoir de prendre cet arrêté », dit-il.

Les locataires déplorent, eux, le silence de leurs propriétaires. « Ils ne nous ont pas convoqués pour que l’on puisse faire une réunion ensemble pour savoir où on en est », témoigne l’un d’eux.

Pour l’avocat de la commune, les riverains n’ont pas conscience du danger. Dans son rapport, le Laboratoire des travaux publics évoque un risque très élevé d’effondrement.

« Il parle d’un risque fort d’effondrement du pont avec des pertes humaines. C’est tout un quartier qui n’a pas la possibilité d’accéder à la route territoriale. Je pense qu’il appartient au Pays de prendre ses responsabilités et de faire en sorte que cette population puisse accéder à la route territoriale », explique Me Cross.

La commune a fait parvenir, ce jeudi, un courrier au ministre de l’Équipement. Outre la réhabilitation du pont, elle réclame l’évacuation des gravats pour éviter une crue, en cas de nouvel épisode de pluies.

Contacté, un représentant des propriétaires du pont s’est dit conscient du problème. Il assure avoir engagé des démarches pour réparer l’ouvrage dans les meilleurs délais.  

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