Le président vénézuélien déchu a été capturé samedi par les États-Unis, emmené puis emprisonné en territoire américain pour qu’il y réponde, lundi à New York, de plusieurs accusations, dont de « narcoterrorisme ».
En 2024, un juge argentin avait réclamé l’arrestation de M. Maduro dans le cadre d’une enquête pour crimes contre l’humanité, l’Argentine ayant une « compétence universelle » pour traiter de tels cas.
– PUBLICITE –
Dimanche, des ONG argentines représentant des plaignants vénézuéliens dans le dossier ont appelé la justice à « demander l’extradition immédiate de Nicolas Maduro Moros » vers l’Argentine.
En 2023, deux autres organisations, la Fondation George et Amal Clooney et le Forum argentin pour la défense de la démocratie, avaient dénoncé les agissements du gouvernement vénézuélien auprès de la justice argentine au motif de sa compétence universelle. Elles avaient ensuite rassemblé leurs plaintes.
La justice argentine avait décrit un « plan systématique de répression, disparition forcée de personnes, torture, homicides et persécution contre une partie de la population civile, mis en œuvre au moins depuis 2014 à aujourd’hui », émettant des ordres d’arrêter Nicolas Maduro et son ministre Diosdado Cabello.
Les tribunaux argentins ont déjà traité des affaires au titre de leur compétence universelle. En 2021, la justice du pays avait notamment ouvert une enquête concernant des accusations de crimes de la part de militaires birmans à l’encontre de la minorité rohingya.



