C’est officiel : restaurants, snacks et autres roulottes doivent, depuis le 1 janvier, éliminer tout ustensile et autres contenant jetables de leurs tables.
Si la plupart d’entre eux utilisent depuis de nombreuses années de la vaisselle réutilisable, pour d’autres, comme la restauration rapide, c’est une autre histoire.
« Il y a des inconvénients. Le premier, c’est le coût de cette vaisselle qui est important puisqu’il représente 15 à 20% de plus. Ensuite, ça a nécessité l’utilisation de lave-vaisselle de type industriel pour pouvoir laver cette vaisselle dans les meilleures conditions de respect, d’hygiène et de sécurité alimentaire », explique Maxime Antoine-Michard, restaurateur et représentant de la CPME.
Un investissement évalué à plusieurs dizaines de millions de francs, dont 25 millions uniquement dédiés à ces nouveaux contenants réutilisables. Ce qui, selon le restaurateur, impacte le prix final. « Globalement, on a été obligé d’augmenter nos prix pour les consommateurs sur place de 15 à 20, parfois 25% pour certains produits », dit-il.
Mais la mesure semble toutefois acceptée par les consommateurs. « Je trouve que c’est super bien pour l’environnement », se félicite Vaitea, « on voit souvent des emballages par terre et je trouve que c’est très économique et c’est super bien pour notre société. »
Reste que Maxime Antoine-Michard craint les vols qui pourraient, selon lui, faire grimper la note des professionnels.
« Selon les estimations, on récupère cette vaisselle une fois en moyenne avant qu’elle soit volée. Donc, on est un peu inquiet aussi sur les coûts que ça va avoir à moyen et long terme en termes d’exploitation », souligne-t-il.
Depuis la mise en place des premières mesures en juillet dernier, la DIREN dit avoir contrôlé 90 établissements sur l’ensemble du territoire. Et 47 d’entre ont fait l’objet un procès-verbal pour non-respect de la réglementation.



